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Utiliser judicieusement son poêle à bois, quelques conseils pratiques

Utiliser judicieusement son poêle à bois, quelques conseils pratiques

Vous avez acquis un poêle à bois ? Ou allez le faire ? Bravo ! Un chauffage au bois récent et performant sera une source d’économies importante sur votre chauffage aux énergies fossiles par exemple ou autre ! Mais pour optimiser cela et faire de cet achat quelque chose d’encore plus efficace, autant savoir bien l’utiliser ! La littérature sur le sujet est abondante mais pas toujours bien faite et assez pratique. A quoi faut-il penser pour un fonctionnement optimal de votre poêle ?

Un système au fort potentiel

L’investissement dans un nouveau système de chauffage est toujours une bonne affaire ! Ce nouveau chauffage est plus performant, plus économique et plus écologique que l’ancien ou le système dont il est sensé palier ou réduire l’utilisation. D’un point de vue éconologique, c’est donc très intéressant.

De plus, le bois est une énergie renouvelable contrairement au fioul ou au gaz. Nettement moins cher également (surtout pour le bois-bûche) ! Si la maison est bien construite et correctement isolée, un simple poêle à bois peut clairement réduire l’utilisation d’une chaudière à condensation ou d’une chaudière classique de 60% à 80% !

Pour autant, le bois n’est pas la panacée et termes de coût et de pollution. C’est pourquoi un certain nombre de mesures doivent être prises pour améliorer le bilan économique et écologique de ce nouveau chauffage.

Le bois-énergie

Le stockage du bois est la 1ère des priorités, lorsque l’on parle de bûches. Le bois-bûche doit être sec (moins de 20% d’humidité) pour être brûlé. Plus ce taux est bas, plus le pouvoir calorifique du bois-bûche est élevé ! Après achat, il est donc bon de le stocker et de le ranger du mieux possible !

Le combustible acheté doit être certifié NF ou même (mieux) DIN+. La qualité n’en sera que meilleure. Les essences utilisée pourront être diverses. A savoir que les bois durs (hêtre, charme…) ont un meilleur pouvoir calorifique mais sont plus chers que les résineux (sapin, épicea, douglas…) plus rapide à brûler.

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Stocker son bois…

L’appareil de chauffage

Inutile d’acheter forcément un appareil très cher pour avoir de la qualité. Un bon poêle d’une usine relativement proche peut être intéressant pour son bilan carbone. Il est indispensable de le faire installer par un professionnel ou certain de ce que l’on fait. Non seulement cela permet de pouvoir bénéficier du CITE (Crédit d’Impôts pour la Transition Énergétique) si le professionnel est certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) mais une bonne pose est capitale pour une utilisation étanche, optimale et peu polluante de l’appareil.

Le label flamme verte n’est pas obligatoire pour bénéficier du CITE mais permet d’avoir une bonne idée de la qualité de l’appareil. Ce label est décerné à tous les appareils qui répondent à certains critères de qualité comme un rendement supérieur ou égal à 70%. Il est donc conseillé de se diriger vers ce genre d’appareils !

L’appareil dans la maison

L’emplacement de votre appareil de chauffage au bois est essentiel pour optimiser son fonctionnement. Dans le cas d’une chaudière au bois-bûche ou au granulés, la question est moindre puisqu’on la mettra logiquement dans la chaufferie. De même, pour la cuisinière à bois. En revanche, pour la question d’un poêle à bois (pellets ou bûches), il sera bon de le positionner à en endroit où sa chaleur puisse être la mieux répartie dans toute la maison. Bien entendu, cela va dépendre également de la configuration de la maison et un poêle positionné face à l’escalier montant à l’étage pourra chauffer tout le rez-de-chaussée (si pas de cloisons ou peu) et en partie l’étage ! Cela dépendra aussi du positionnement du conduit de cheminée à moins d’en créer un nouveau. Mais il sera très important d’y réfléchir posément. Car un bon positionnement de votre poêle peut permettre d’accroître et d’améliorer sensiblement la répartition de la chaleur ; vous aurez donc moins besoin de complément !

configuration-maison

Un maison en carré ou en L ?

Une arrivée d’air spécifique pour votre poêle ou autre appareil est largement conseillée voire obligatoire dans certains cas. Pour bien fonctionner, un feu a besoin d’oxygène ; celui-ci est fourni par l’air. L’appareil de chauffage « aspire » donc une grande quantité d’air et crée une dépression. Dans les maison anciennes, une mauvaise isolation et surtout étanchéité à l’air résout ce problème naturellement mais petit à petit les maisons seront de moins en moins des passoires et seule la VMC fournira de l’air neuf à la maison. Mais les besoins sont tels que la VMC ne pourra suivre ! Une arrivée d’air spécifique est donc essentielle. Elle peut être étanche ou non (ne concerner que le poêle) mais dans tous les cas, il est important de dimensionner correctement cette ouverture et de prévoir un système de fermeture lorsque le poêle ne fonctionne pas (éviter les déperditions thermiques inutiles) ! Là-encore, la question de l’emplacement est importante, il faut y réfléchir !

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Spécifique ou non, étanche ou non, c’est à voir !

L’utilisation de l’appareil

L’automatisation des chauffages aux pellets permet de paramétrer toute la journée et même la nuit le fonctionnement de l’appareil, donc pas de soucis ! Mais pour les appareils au bois-bûches (pas d’électricité demandée, ce qui est un avantage, mais pas d’automatisation possible), c’est une autre affaire ! En effet, au petit matin, il peut faire frais dans la maison ! Une très mauvaise habitude vise à utiliser la technique du « feu couvert ». Celle-ci consiste à tenter de garder des braises pendant la nuit pour ne pas avoir trop froid au matin. C’est une mauvaise habitude parce que si le poêle ne fonctionne pas à puissance nominale (maximum théorique), il s’encrassera nettement plus, aura une nettement moins grande durée de vie et l’on prendra le risque d’un feu de cheminée (mise à feu du bistre et goudron déposés dans le conduit notamment créés lors d’un mauvais fonctionnement du poêle) ! Mieux vaut remettre une bûche avant d’aller se coucher et de s’équiper de murs capteurs-accumulateurs ou de se lever un peu plus tôt pour refaire du feu avant le lever du reste de la famille ! Il est aussi possible de s’équiper d’un petit chauffage complémentaire…

Les poêles aujourd’hui proposés sont composés d’acier ou de fonte. Un matériau à forte inertie thermique comme la pierre ollaire (ou stéatite), la céramique ou la BTC peut être proposée en complément ou ajoutée ultérieurement pour stocker de la chaleur et la restituer petit à petit par déphasage thermique. Mais le corps est d’acier ou de fonte. Un poêle en acier montera plus vite en chaleur qu’un poêle en fonte, ce qui peut être un avantage pour les petits matins. La fonte possède une meilleure inertie. Cela signifie que la fonte gardera un peu plus la chaleur que l’acier ; il faudra donc réfléchir à tout cela !

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