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Récupérer l’eau de pluie ? Quel système prévoir ?

Récupérer l’eau de pluie ? Quel système prévoir ?

La récupération d’eau de pluie n’est pas encore rentrée dans les mœurs de chacun. Pour autant, c’est dommage car cela permettrait de désengorger les réseaux d’eau, alléger la pression sur cette denrée rare, sans parler des bienfaits écologiques et économiques. Récupérer l’eau de pluie est, ce de fait, un sport dans lequel il fait bon concourir, lorsque l’on en a la possibilité. Pour accroître les quantités d’eau récupérées, il est possible de compter également sur l’eau d’un puits. Les 2, voire uniquement l’eau de pluie si la surface de récupération est importante, peuvent permettre de devenir petit à petit autonome en eau, ce qui est, aujourd’hui un luxe dont il serait dommage de se passer, tant l’eau est une denrée rare et onéreuse !

Un choix dépendant de plusieurs facteurs

Les cuves de récupération permettent de stocker cette eau de pluie avant d’être utilisée dans la maison ou pour le jardin et même de la faire décanter ce qui ne fait pas de mal ! On peut aller de la simple cuve de 600 litres sous une gouttière à la cuve enterrée de 10000 litres voire plus… Cette cuve sera, la plupart du temps, sous une gouttière ou à côté d’un tuyau d’évacuation mais il est tout à fait possible de voir plus grand et de la mettre sous terre pour des raisons esthétiques mais également thermiques (il sera très complexe voire impossible de faire geler une cuve d’eau enterrée contrairement à une cuve aérienne) ou de place tout simplement…

Quelle taille de cuve ?

La taille de la cuve va dépendre :

  • De la quantité d’eau potentiellement récupérée (selon la surface des toits ou le débit d’un puits)

  • De l’utilisation qui en sera faite (utilisation uniquement pour les activités extérieures, pour les toilettes et la machine à laver ou pour toute la maison)

Cela dépendra donc du temps que reste cette eau dans la cuve, de la complexité de l’installation comme de ses débits d’arrivée et de sortie.

Une cuve de récupération d’eau de pluie

Une cuve de récupération d’eau de pluie

On admet généralement que le calcul (pluviométrie annuelle² * surface au sol du bâtiment -10% pour les pertes diverses) permet de donner une idée des possibilités maximales de récupération. Mais il est tout de même recommandé de ne pas viser trop haut et de ne pas prévoir trop grand, notamment pour des questions de prix et de terrassement. C’est pourquoi des calculs sur la pluviométrie quotidienne sont recommandés. De même, s’il est prévu d’avoir un débit de sortie élevé (grosse utilisation dans la maison), la cuve pourra être plus petite. Dans tous les cas, tout est à prévoir intelligemment.

Quelle filtration pour quels objectifs ?

La filtration de l’eau de pluie, comme celle d’un puits sur le terrain, est une obligation selon les objectifs recherchés. Si l’on se contente uniquement de récupérer de l’eau pour l’arrosage du jardin ou le lavage de la voiture, il est inutile de se compliquer la vie avec un système de filtration. Seule une crapaudine en amont de la cuve, permettant d’éviter à vos gouttière de se boucher sera importante. Un éventuel système de pré-filtration pourra être envisagé dans des cas bien particuliers, notamment où le diamètre des tuyaux devra être fin.

crapaudine

Une simple crapaudine à quelques euros permet déjà une bonne filtration !

Pour ce qui d’une utilisation dans les toilettes (pourquoi ne pas préférer des toilettes sèches ?) et pour la machine à laver (utilisations non directement sanitaires), la pré-filtration ainsi qu’une filtration grossière seront conseillées pour éviter tout engorgement et bouchage de votre installation pour des poussières, du sable… De plus, pour cette utilisation, il faudra prévoir un second réseau parallèle au premier « classique » (et obligatoire selon la loi) avec clapet anti-retour pour ne pas mélanger les 2.

Et, on peut la boire ?

Il existe différents systèmes de filtration. Globalement, la récupération d’eau de pluie est un acte militant. Les avantages économiques sont faibles mais tout de même bien réels ! Les filtres que l’on utilise tout au long du processus doivent être régulièrement nettoyés et entretenus voire changés ce qui a largement tendance à alourdir la note, d’autant plus si de nombreux filtres sont utilisés…

Le filtre à sédiments est souvent le premier installé. Pour une filtration de 5 à 25 micromètres, ce filtre permet de délester l’eau de ses éléments les plus grossiers comme le sable et les plus grosses bactéries. Le filtre à charbon actif lui est souvent associé. Celui-ci permet une filtration entre 3 nanomètre et 10 micromètres. Cela permet d’éliminer goûts et odeurs indésirables, polluants chimiques et métaux lourds. La plupart du temps, la filtration pour l’utilisation d’eau de pluie dans une machine à laver ou même pour des douches s’arrêtent là. Quoique…

Pour rendre une eau potable, on lui enlève également toutes bactéries, microbes, virus et autres pesticides biens connus comme le Glyphosate (Roundup). On utilisera à ce moment-là un filtre à céramique, un filtre à Ultra-Violets (UV) ou l’osmose inverse. Ceux-là vont potentiellement consommer de l’électricité (lampe à Ultra-Violets) et augmenter considérablement le temps de filtration de l’eau. Pour éviter les mauvaises surprises, on mettra en place entre la filtration et les robinets de tirage, un ballon-tampon de 50 litres au minimum.

L’osmose inverse est actuellement la méthode de filtration la plus efficace. Elle ne laisse rien passer sauf les molécules d’eau (fluorures, chlorures, bactéries…) avec sa filtration à 0,0001 micromètre. Mais le revers de la médaille est le temps de filtration et le coût important.

Après cela, rien n’empêche plus de boire une eau pure mais attention, le recours à une connexion au réseau d’eau potable public est une obligation même s’il n’est pas utilisé !

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