L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Pare-vapeur ou frein-vapeur ? Le choix d’une maison écologique

Pare-vapeur ou frein-vapeur ? Le choix d’une maison écologique

L’étanchéité à l’air d’une maison est une question cruciale concernant l’efficacité énergétique d’une maison. En effet, meilleure cette étanchéité est, moins les ponts thermiques et autres failles existent et donc moins l’air extérieur peut rentrer dans la maison et nuire aux rendements de celle-ci. Pour assurer une bonne étanchéité, il est essentiel de travailler minutieusement, en auto-construction ou si le travail est réalisé par des professionnels.

Pour une maison écologique et durable à basse-consommation ou même une maison passive, un test d’étanchéité ou infiltrométrie, nommé « blower door test », permettra d’attester de la qualité de l’étanchéité de la maison ; notion essentielle pour l’obtention de labels ou tout simplement l’efficacité de la maison.

infiltrometrie

Le test d’infiltrométrie

Celui-ci permet de savoir à quel point la maison est étanche à l’air, si la construction de celle-ci a bien été réalisée.

La construction d’une maison classique

Aujourd’hui encore, mais cela est amené à changer, les maisons neuves construites par des professionnels « officiels » de la construction immobilière, des bâtisseurs reconnus issus de l’industrie française, sont souvent basées sur le triptyque PLP « Parpaings – Laine de verre –  Placo ». Pour bien des raisons, ce type de constructions est un peu l’antithèse de l’écologie, de la construction logique, intelligente, en phase avec son environnement… Non pas qu’il faille tout jeter !

Dans ce système, qui a servi de base à toute une kyrielle d’architectes, l’enveloppe d’une habitation (maison ou immeuble, même combat !) est composée de 3 couches : 1 couche interne, un isolant central et une couche externe.

Plus précisément, la couche interne est composée d’un frein vapeur ou non (rarement dans le système PLP classique) et de la finition (placo). La couche intérieure est faite de l’isolant (bien souvent de la laine de verre en toiture et du polystyrène dans les mur). La couche externe est faite du pare-pluie, d’une lame d’air ou non et de la couverture ou de la finition extérieure du mur (crépis…).

Tout dépend finalement des produit qui sont utilisés mais dans les maisons type lotissement actuelles, ce sont les isolants conventionnels industriels (polystyrène expansé ou extrudé, polyuréthane…) ou les isolants minéraux (laine de verre ou laine de roche) qui sont utilisés. Ceux-ci sont associés aux parpaings de béton classiques (de temps à autre par de la brique à mauvaise énergie grise mais à base naturelle). Ces associations ont une effet anti-écologique (entre autres), c’est de jouer le rôle de pare-vapeur complet et d’empêcher la respiration du mur ou de la toiture ! Les laines minérales laissent entrer l’humidité mais ne la traitent pas. Les produits industriels ne la font même pas entrer. Cela signifie que le pare-vapeur (qui empêche la vapeur d’eau, gaz, de rentrer) ou frein-vapeur (qui la freine et régule) sont souvent inutiles. Le mur ou la toiture ne peuvent donc assurer le contrôle hygrométrique de la maison, il peut en résulter des problèmes de moisissures et même de santé pour les occupants ; la VMC devra être particulièrement performante ! Pire, si l’isolant laisse lui passer l’humidité, elle sera retenue juste derrière lui par le béton ce qui fera tout simplement pourrir l’isolant et dégradera nettement la maison !

Le pare-pluie externe est une obligation pour rendre la maison complètement étanche à l’eau liquide.

pare-pluie

Hors d’eau, hors d’air !

La construction d’une maison écologique basse-consommation

Une maison écologique pourra être faite de divers systèmes constructifs (et notament avec l’utilisation d’une ITE – Isolation Thermique par l’Extérieur) mais il est essentiel que les matériaux utilisés soient perméables à la vapeur d’eau ! Pour le confort de chacun et pour la durabilité de la maison. Le béton comme les laines minérales ou les isolants industriels seront alors proscrits.

L’ossature bois permettra l’utilisation d’une structure légère, souple et très efficace dans les risques sismiques. Mais bien sûr, d’autres systèmes sont envisageables, selon les objectifs recherchés et les caractéristiques du projet. La terre crue, le pisé ou le béton de chanvre (briques de chanvre) nécessiteront une isolation complémentaire mais sont particulièrement recommandés pour ce qui est de leur capacité à faire respirer le mur, leur énergie grise, leur disponibilité ou leurs avantages sanitaires. Les isolants utilisés seront à volant hygrométriques fort comme la laine de bois, la ouate de cellulose ou autres…

Dans ce cas-là, le frein-vapeur est largement conseillé si ce n’est recommandé. Il permet de réguler la présence de vapeur d’eau dans le mur et évite donc les excès. Mais il faudra être particulièrement soucieux de sa pose, meilleure elle sera, plus l’installation sera efficiente !

La distinction pare-vapeur/frein-vapeur

Les 2 produits s’utilisent dans des cas différents. Le pare-vapeur est utilisé dans les cas où l’on ne veut pas que la vapeur d’eau puisse migrer dans l’isolant et le reste du mur, c’est pourquoi c’est obligatoire avec les laines minérales qui ne traitent pas l’humidité et qui voient leurs capacités thermiques largement diminuées en cas de présence d’eau condensée (le point de rosée peut alors être atteint). Le frein-vapeur laisse passer juste ce qu’il faut de vapeur d’eau, sans excès.

Plus généralement, les murs de nombres de maisons construites industriellement sont des pare-vapeurs puisqu’elles stoppent cette vapeur d’eau (qui va essentiellement de l’intérieur vers l’extérieur). La maison est alors une soupe de polluants et de bactéries peu recommandables, la pollution intérieure aérienne peut alors proliférer en toute quiétude. C’est pourquoi on a mis en place l’obligation d’installer une ventilation mais celle-ci ne saura pas forcément résoudre le problème, notamment en location où les habitants obstruent les bouches volontairement ou non…

bouche-ventilation-sale

Un forte source de pollution intérieure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *