L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Le triptyque PLP, « Parpaings – Laine de verre – Placo »

Le triptyque PLP, « Parpaings – Laine de verre – Placo »

Depuis les années 70-80 règne en France, pour la construction industrielle des maisons, le fameux triptyque PLP (« Parpaings – Laine de verre – Placo »). A cette époque, la construction française est à la recherche de solutions porteuses et modernes. Ce triptyque a tout pris, reléguant les autres forme de systèmes constructifs à la marge de la construction française. Au début des années 2000, celui-ci a vu l’apparition de la brique Monomur qui a bousculé pas mal de choses. Depuis, le triptyque PLP a encore la vie dure et on le voit souvent !

Le triptyque PLP en détail

Vous vivez dans une maison PLP ? Pas si étonnant et loin d’être déshonorant mais ces maisons sont d’un autre âge. Ces maisons sont souvent équipées d’un crépi extérieur ou d’un autre revêtement esthétique simple, quoi qu’il soit possible de choisir ce que l’on souhaite. Derrière le crépi se cache des parpaings de béton, sur toute la hauteur et largeur de la maison. On trouvera ensuite l’isolant, dans la plupart des cas, de la laine de verre ou, dans certains cas, du polystyrène expansé. Éventuellement, un pare-vapeur. Enfin, une dalle de placo (placo-plâtre) permettra la finition intérieure.

Ceci est le schéma classique, certaines modifications peuvent y être apportées mais elles se révèlent mineures.

Les aberrations et incohérences du PLP

  • Énergie grise : l’utilisation de béton et de laine de verre (moins pour le placo) demande une énergie grise de fabrication très importante. La brique Monomur en demande également énormément. Ces produits ne sont pas locaux et alourdissent généreusement le bilan carbone et le bilan écologique de la maison.
  • Non-perméabilité à la vapeur d’eau et non capillarité : le bilan hygroscopique d’une maison PLP est très mauvais. Le béton bloque le passage de l’eau et de la vapeur d’eau. La laine de verre ne la stocke pas, elle n’est pas traitée. La maison ne peut tout simplement pas respirer, évacuer la vapeur d’eau créée par les habitants. Contrairement aux maisons écologiques comme la maison en terre et paille, pisé par exemple ou autre, ce type de maison est nettement moins confortable ; cette conjonction pose tout simplement des problèmes sanitaires et de confort pour l’habitant.
Le fonctionnement hygrométrique

Le fonctionnement hygrométrique d’une maison PLP et d’une maison non-isolée

  • Ponts thermiques : en plaçant l’isolation thermique à l’intérieur de la maison, on la condamne logiquement à la présence de ponts thermiques importants. Dans le cas d’une isolation thermique par l’extérieur des murs, une ITE des murs, elle va jouer le rôle d’une enveloppe traitant la majorité des ponts thermique (jointure étage-mur, dalle-mur…). Une isolation thermique par l’intérieur des murs, une ITI des murs, se « contentera » d’isoler les parois de chaque pièce sans traiter les liens entre elles.
pont thermique

Exemple de pont thermique

  • Rapport qualité/prix injustifiable : le triptyque PLP est globalement moins cher que d’autres solutions. Mais ce que l’on gagne financièrement se retrouve largement dans les inconvénients sanitaires, thermiques, hygrométriques… De fait, l’argument du prix n’est vraiment recevable !
  • Sismicité : on peut remarquer un manque de souplesse de la structure PLP qui débouchera, pour pouvoir répondre aux normes anti-sismiques, sur une sensible augmentation des coûts. D’autres systèmes constructifs, comme l’ossature bois, n’auront pas cet inconvénient.

Le gros souci est que nombre d’artisans et de professionnels du bâtiment ont perdu des qualifications essentielles pour pouvoir mettre en place en série ce triptyque. Souvent, ces professionnels ont du mal à ce qu’on leur propose autre chose. Il y a actuellement une pénurie d’artisans capable de faire autre chose… Pour autant, il ne faut pas hésiter et aller voir ailleurs si ce n’est pas possible.

La recherche du profit, incompatible avec l’environnement ?

Le PLP répondait aux demandes industrielles de l’époque. On ne peut pas nier ce qu’il a apporté à la construction industrielle. Pour autant, la brique alvéolaire est apparue dans les années 90 et était vouée à remplacer le fameux triptyque. La brique alvéolée (terre cuite) respire ! L’avancée était majeure. Mais elle n’a pas eu l’effet escompté. La brique alvéolée demande une énergie grise considérable, loin de critères écologiques moyens même si la base « terre » est naturelle, contrairement au béton. La brique doit être épaisse et n’atteint tout de même pas des niveaux minimum d’isolation thermique ; une isolation thermique complémentaire est obligatoire ; ce qui aboutit à une épaisseur des murs importante, ce qui pose problème à une recherche constante de diminution des coûts de la part des industriels.

Aujourd’hui, de nombreux autres systèmes constructions ont de meilleures cotes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *