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[Lectures] Puits canadien et ventilation basse énergie

[Lectures] Puits canadien et ventilation basse énergie

Les maisons sont, petit à petit, de mieux en mieux isolées et, même s’il y a du travail à faire, les étanchéités à l’air de ces maisons sont meilleures. La question de la ventilation est alors de plus en plus importante. Beaucoup de personnes, notamment en auto-construction, rêvent d’avoir chez eux un puits canadien qui va leur permettre de préchauffer l’air en hiver ou rafraîchir leur maison en été, ou alors bénéficier d’un air sain et filtré sans polluants ni pollens. Le puits canadien ou le puits canadien hydraulique peut leur amener cela mais il ne faut pas négliger l’installation d’un tel matériel. Si on néglige cette étape, le rêve peut vite devenir cauchemar !

Puits canadien et ventilation basse énergie de F. Loyau (Editions L’inédite) est un ouvrage phare sur la question et destiné à des auto-constructeurs ou des professionnels du BTP. Cet ouvrage technique traite relativement simplement du sujet. On y parle puits canadien, performance thermique et évidemment ventilation double-flux… Facilement compréhensible, ce livre mérite qu’on en parle !

Puits canadien et ventilation basse consommation

Puits canadien et ventilation basse consommation

A quoi peut servir une bonne ventilation dans une maison ?

La première partie aborde les différentes ventilations possibles et trouvées en France. L’objectif de ce premier chapitre est de montrer combien une bonne ventilation est un élément important dans une maison et combien une bonne étanchéité doit être faite en parallèle, notamment pour le rendement de la ventilation, une mauvaise étanchéité rend quasi inopérante une ventilation double-flux.

De même, une bonne ventilation intervient dans la question du confort d’été ; le puits canadien pourra être une solution intéressante. Pour l’évacuation de l’humidité de la maison ainsi que la pollution intérieure, les bons débits devront être trouvés pour ne pas surconsommer et potentiellement créer une sensation d’inconfort, si trop gros débit d’air ou pour ne pas laisser se développer de moisissures dans le cas d’une ventilation trop faible.

Fonctionnement théorique du puits canadien

La deuxième partie cherche à expliquer comment fonctionne un puits canadien et quels peuvent être ses intérêts. La chaleur de la terre tout autour de la maison était nettement plus stable que celle de l’air, celle-ci pourra être une source de chaleur en hiver et une source de fraîcheur en été. Couplé à une ventilation double-flux, le puits canadien pourra permettre également de service de système hors-gel, augmentant la durée de vie de la VMC DF. Pour autant, une installation trop rapide ou pas assez préparée d’un puits canadien aéraulique peut amener des risques sanitaires potentiellement importants. Le radon, l’humidité excessive ou des polluants divers peuvent infiltrer les gaines ; une attention spéciale à l’installation devra être apportée.

Comment installer un puits canadien ?

Les troisième et quatrième parties expliquent techniquement comment installer un puits canadien. Une attention toute particulière est apportée au dimensionnement du puits canadien pour qu’il soit efficace sans excès. La question du collecteur (borne extérieure), des gaines et de leur matière pour une bonne conductivité thermique et une non-pollution de l’air comme du sol environnant est alors abordée. Le circuit emprunté par les gaines est alors détaillé (différents types de circuits), la gestion et l’évacuation des condensats (eau de la condensation et impuretés dans les gaines) du collecteur extérieur jusque dans la maison et ses bouches d’aération. Un paragraphe est alors consacré au puits canadien hydraulique (on pourra regretter que celui-ci ne soit pas plus traité mais le principe est sensiblement le même).

Dans quels cas ?

Les cinquième et sixième parties seront allouées à des cas particuliers : maison passive et maison bioclimatique. Le fonctionnement de la circulation d’air lié à la ventilation double-flux est longuement expliqué. On pourra lire également ce que peut lui apporter le puits canadien. On se rendra alors compte que c’est en complément d’une ventilation double-flux que le puits canadien pourra être le plus performant, notamment parce qu’il joue un véritable rôle complémentaire à la VMC DF mais aussi parce que le puits canadien pourra alléger la charge pesant sur la VMC DF et, de ce fait, prolonger sa durée de vie. Les 2 systèmes fonctionneront alors en symbiose.

On s’intéresse à la maison solaire ou bioclimatique. Dans la maison bioclimatique, dans laquelle une large part est faite à l’entrée du solaire passif dans la maison, le puits canadien pourra être une solution pour le préchauffage ou le rafraîchissement de l’air à partir de sources complètement renouvelable et d’un système simple. De simples aérations ou une ventilation double-flux mélangeront et amèneront la chaleur des apports solaires de la serre solaire par exemple ou de la « zone » des baies vitrées dans le reste de la maison. Une VMI (Ventilation Mécanique par Insuflation) dont la source est le puits canadien pourra tout à fait diffusé un air sain et sans polluant dans la maison. Cette solution peut-être intéressante. Sinon de simples ventilations simple-flux hygroréglables non connectées pourront être utilisées pour extraire l’air vicié de la maison, ce que ne propose pas la VMI.

Séparer préchauffage et rafraîchissement

Dans le cas d’une zone où l’hiver est toujours doux et où on ne cherche pas à préchauffer l’air entrant, on peut ne chercher qu’à rafraîchir l’air lorsque l’air extérieur est au dessus de 25° à 28°. On parlera alors de puits surfacique ou de puits provençal. Les contraintes techniques et obligations sont alors différentes mais le dimensionnement du puits ne pourra alors permettre un préchauffage de l’air en hiver. Cette solution est alors moins onéreuse.

Coût et rentabilité

La 8ème et dernière partie s’intéresse au coût d’un tel projet à sa rentabilité. Basiquement, on dit que dans les zones de climat semi-continental ou montagnard ou dans les zones à climat méditerranéen, l’installation d’un puits canadien est particulièrement rentable. En revanche, dans le reste du pays, un savant calcul est obligatoire pour ne pas se lancer dans des travaux inutiles et non rentables. Pour illustrer cela la 9ème partie explique un cas concret avec des graphiques…

Bien qu’assez technique, cet ouvrage est largement recommandable. En effet, il est très bien fait, largement illustré (dessins, coupes graphiques, images…) et permet réellement de se rendre compte des avantages d’un tel système chez soi, en complément d’autres systèmes dont on peut parler dans La construction écologique de JC Mengoni ou La maison bioclimatique de J.-P. Oliva et S. Courgey ! Dans cette optique, il ne peut être que plébiscité. D’autant que sur le sujet, les ouvrages simples et accessibles ne sont pas légion…

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