L'éconologie à la maison !

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Consommer et produire « local » : quels intérêts ?

Consommer et produire « local » : quels intérêts ?

Lorsque l’on mélange écologie et alimentaire, on pense souvent bio, éventuellement son petit potager du jardin… De nos jours, la mode de l’écologie solidaire arrive sur les marchés et met en avant la production et la consommation locales. Mais de quoi parle-t-on exactement et qu’est-ce en réalité ?

Une tendance de fond ?

Le problème avec les modes, on le sait bien, ça va, ça vient et on ne sait jamais si ça va durer… Pour autant, la mode de l’écologie actuelle, de l’éconologie et du « vivre sainement » (quand je dis « mode de l’écologie », c’est à des recettes saines et sans cochonneries industrielles que je pense, rien à voir avec l’écologie au sens strict) prend petit à petit son essor. A tel point que l’on peut se demander si la tendance va durer et se transformer en « révolution sociétale ». En allant dans le sens des économies énergétiques et de la limitation de la pollution intérieure comme extérieure, le gouvernement, même s’il ne le souhaite pas forcément, accompagne cette révolution. D’autant que isoler sa maison ou cultiver ses propres légumes (sans forcément aller jusqu’à l’indépendance alimentaire) permet des économies substantielles et quand on touche au portefeuille…

Il est donc hautement souhaitable que cette tendance se transforme en changement des mentalités car la direction que prend la société de consommation actuelle et des 20 dernières années n’est pas franchement humanitaire…

Local et local…

Il serait bon de définir clairement ce qui est local et ce qui ne l’est pas.

Le marketing fait souvent que les marques appellent « local » la production d’un produit en France mais tout de même à plus de 300 kilomètres de chez vous. Ce produit voyage beaucoup avant d’arriver dans votre assiette. « Local » ne veut pas non plus dire « arrivant exclusivement de votre jardin ou à moins d’1 kilomètre ». Se dirait plutôt d’un produit local un produit dont l’énergie grise nécessaire à son transport est faible voire nulle. Les fruits et légumes de votre potager sont locaux mais ceux de la ferme voisine le sont aussi comparé à d’autre. « Local » est donc une notion subjective qui sous-entend toujours une comparaison à un produit équivalent non local !

La production locale n’a donc rien à voir avec la production bio même si c’est souvent lié. « Local » indique uniquement un lien entre le consommateur et le producteur alors que le « bio » est une manière spécifique de produire…

En ce qui concerne l’énergie, la question se pose aussi. Le fioul ou le gaz, en dehors de leurs grandes qualités polluantes, sont des énergies non extraites en France, ni même en Europe proche. Il est donc nécessaire à la France d’exporter ces énergies d’Orient ou de Russie. Non seulement cela coûte à tous une fortune mais le coût écologique d’un tel transport est catastrophique ! A l’inverse, le bois peut être une ressource énergétique locale. Nettement moins cher (notamment parce qu’il n’y a pas de transport) et à bilan d’émission de CO² nul, le bois-bûche est une ressource particulièrement intéressante de ce point de vue ! Il peut provenir de la forêt voisine (pour le pellet c’est autre chose mais cela reste du bois) ! L’intérêt éconologique est énorme !

Des bienfaits écologiques

Dans toutes les situations, la consommation de produits créés à l’autre bout de la Terre n’a pas de sens. Autant ne pas les utiliser et faire avec ce que l’on a près de soi ! Construire une maison en terre (pisé ou autre technique) est un challenge aujourd’hui ; mais les intérêts sont multiples ! Cela se fait encore assez peu souvent, c’est nettement plus courant en bois, à ossature bois par exemple même si les fustes ont un certain charme également ! Le bois est local (si, en France, on s’intéresse aux bois locaux type Douglas pour les résineux ou un bon nombre de feuillus). Dans les 2 cas (terre et bois), la ressource sera locale et pour la construction d’une maison écologique, le bilan environnemental sera bien meilleur qu’une maison PLP, notamment si on lui adjoint une isolation en paille… (Voir La construction écologique de JC Mengoni)

Les avantages écologiques sont énormes : moins de pollution à tous les stades, moins cher, moins d’émissions de CO²… Pourquoi a-t-on quitté la recherche locale de nos ressources, on se le demande bien ! Pas très cohérent, ni logique tout cela puisque la nature nous offre à portée de bras tout ce que nous cherchons !

Le goût des bonnes choses !

Beaucoup de fruits et légumes que nous consommons ont un goût très différent s’ils ont poussé dans notre jardin ou à proximité. On le sait, les grandes surfaces achètent les fruits et légumes lorsqu’ils sont encore verts. Cela leur permet de mettre plus de temps à les transporter d’un bout à l’autre de la planète, à les transformer… Le bon goût, ils l’avaient peut-être potentiellement mais l’ont perdu ou ne l’on pas assez développé ! (De plus, les producteurs se gardent les meilleurs produits pour les vendre un peu plus chers et on les comprend !)

Dans le cas où vous les produisez dans votre jardin, vous les voyez pousser, vous choisissez les meilleurs pour produire ses graines et, uniquement lorsqu’ils sont mûrs, vous les récoltez… Bien différente cette manière de procéder !

Pour une gestion durable des ressources !

En parallèle, il est certain qu’il faudra développer une gestion durable des ressources ! Un peu comme on le fait pour son potager en produisant ses graines, en enrichissant sa terre… La production locale de son bois de chauffe, par exemple, devra entraîner une gestion sur le temps de la forêt : entretien, replantation… Comme c’est le cas des forêts labellisées PEFC !

Réinvestissement dans l’économie locale

« Consommer local », c’est aussi réinvestir dans l’économie locale, faire vivre les personnes de son entourage ou de sa région. N’y voyons aucun protectionnisme ridicule mais bien la marque d’un développement social et humain local ! Aller chercher à l’autre bout du monde les légumes de la soupe du soir n’a aucun sens. En revanche, faire vivre les marchés locaux, les producteurs à côté de chez soi… Cela est intimement lié aux fameux « circuits courts », cette démarche simple visant à limiter le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur ! Les bienfaits sont nombreux et souhaitables pour tous.

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