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Etanchéifier une maison ne signifie pas interdire l’ouverture des fenêtres !

Etanchéifier une maison ne signifie pas interdire l’ouverture des fenêtres !

L’étanchéité à l’air d’une maison est souvent un sujet que les français découvrent actuellement. En effet, la RT 2012 impose un niveau minimal d’étanchéité à l’air ou infiltrométrie relativement contraignant. Et, pour valider cela, un test d’étanchéité à l’air est obligatoire en fin de travaux.

Un point sur l’étanchéité d’une habitation à l’air

L’étanchéité à l’air influe énormément sur les consommations d’énergie, la pollution intérieure ou la sécurité sanitaire d’une maison. Une maison complètement étanche à l’air ne laissera pas pas passer d’air et sera l’inverse des actuelles « passoires thermiques », si nombreuses dans notre pays. Avec la RT 2012 actuelle mais également avec ses futures évolutions comme la RT 2020, les maisons doivent suivre un certain degré d’étanchéité (0,6 m³/h/m²) – voir le comparatif des labels de performance énergétique et des réglementations thermiques.

Les conséquences d’une mauvaise étanchéité à l’air sont des trous d’air plus ou moins importants qui vont faire entrer du froid, des polluants ou faire sortir de la chaleur produite à l’intérieur. Au niveau du confort, la sensation de « courant d’air froid » vient souvent de là, même si le courant d’air est très faible. On minimise souvent bien trop les déperditions énergétiques dues à ces orifices, souvent invisibles mais bien présents ! En tout cas, une mauvaise étanchéité à l’air permet à elle seule d’invalider complètement les effets d’une ventilation double-flux par exemple ! L’étanchéité à l’air d’une maison est à penser/améliorer en même temps que l’isolation thermique de cette dernière ou son étanchéité à l’eau (par le toit mais également par des drains pour éviter les infiltrations) !

Une bulle de plastique ?

Afin de railler cette question de l’étanchéité à l’air d’une maison, on parle souvent d’une « bulle de plastique ». La comparaison est d’ailleurs assez bonne pour des maisons très étanches. Cela ne vaut pas pour autant dire que, porte fermée, elle n’ont plus aucun échange avec l’extérieur. Les mécanismes de ventilation, d’extraction de l’air, cheminées, aérations diverses, sont autant de systèmes « ouverts » qui peuvent permettre de modérer cet état de fait. Pour autant, la grande différence avec une « passoire thermique » est que ces entrées ou sorties d’air sont contrôlées par l’homme ; il sait où elles se trouvent et comment les ouvrir/fermer comme il le souhaite. Un exemple : les conduits de cheminée installés aujourd’hui sont complètement étanches et tant qu’une commande d’ouverture n’a pas été faite, aucun air de peut pénétrer la maison.

bulles_plastique

Des hommes dans des bulles de plastique !

La question de l’ouverture des fenêtres et le confort d’habitation

On parle énormément actuellement de limitation du gaspillage énergétique d’une maison. Les maisons récentes (RT 2012, BEPOS ou même maison passive) sont de plus en plus hermétiques. Bien souvent, la ventilation double-flux y est largement utilisée et permet même de se passer de chauffage dans une maison passive (BEPAS). Cela signifie que toute déperdition thermique est potentiellement un problème car les sources de génération de chaleur sont forcément elles-même synonymes de consommation énergétique.

Cela ne signifie pas non plus qu’il faille pour autant s’abstenir d’ouvrir les fenêtres pour aérer ou pour une autre raison ! Simplement, il est essentiel de correctement contrôler ces ouvertures et de savoir consciemment ce que l’on fait. Les fenêtres ne sont plus une source de ventilation naturelle, dans la plupart des cas quoique le choix de la ventilation naturelle assistée (VNA) soit une possibilité souvent plébiscitée (la ventilation est souvent le parent pauvre de la construction immobilière, c’est bien que l’on s’y intéresse !). Dans tous les cas, ouvrir un moment les fenêtres de la maison pour évacuer des polluants, des mauvaises odeurs ou autres raisons est donc tout à fait possible et même largement encouragé !

Les déperditions thermiques sont pour autant bien présentes mais quasiment insignifiantes sur le fonctionnement global de la maison ! Il ne faut pas oublier non plus que le confort d’habitation d’une maison optimisée est un point essentiel de la gestion de cette dernière, si ce n’est LE point essentiel. Le confort doit aller de pair avec les évolutions techniques et la limitation du gaspillage et des consommations énergétiques. De fait, une maison dans laquelle les fenêtres sont impossibles à ouvrir pour des raisons de déperditions thermiques est une aberration !

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