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L’étanchéité à l’air et l’étanchéité à l’eau : une problématique de la modernité

L’étanchéité à l’air et l’étanchéité à l’eau : une problématique de la modernité

La problématique de l’isolation thermique existe depuis bien longtemps. L’homme a toujours multiplié les couches entre lui et l’extérieur pour être plus au chaud. Celle de l’inertie thermique s’est souvent confondu avec l’isolation thermique mais on a depuis longtemps pressenti que certains matériaux avaient une meilleure capacité à garder la chaleur que d’autres. En revanche, celle de l’étanchéité à l’air est nettement plus récente, du moins dans sa « version » explicitée. Pourtant, dans les constructions modernes (du XXème siècle), cette problématique est essentielle pour ce qui est du confort d’habitation et de la performance énergétique du bâtiment.

L’étanchéité à l’air ou l’art de créer une bulle ?

Non, assurer l’étanchéité d’une maison n’est pas créer une bulle de plastique hermétique qui ne laissera pas passer l’air. Lors de la construction d’une maison, il est de toute façon quasiment impossible d’empêcher complètement l’air de rentrer ou de sortir. La maison passive ou la maison basse énergie ne cherchent qu’à amoindrir cela au maximum grâce à une très bonne qualité de travail et de construction (voir le comparatif des labels de performance énergétique et des réglementations thermiques) !

L’étanchéité à l’air ne doit pas être confondue avec l’étanchéité à la vapeur d’eau qui s’occupe de la question de la migration de la vapeur d’eau (gaz) dans les parois de la maison et de répondre à la question : une maison respire-t-elle ou non ? Par exemple, la terre ou la plupart des isolants naturels peu transformés permettent un certain degré de transport de la vapeur d’eau et sont souvent capillaires. L’installation d’un pare-vapeur ou frein-vapeur sera indispensable dans certains cas. L’étanchéité à l’air s’occupe des fameux « trous d’air », si minuscules soient-ils qui font passer énormément d’air, bien plus que l’on ne pense habituellement .

Ce sont souvent autour des menuiseries, à la jonction entre les parois, sous la couverture… que s’exercent la plupart des défauts d’étanchéité à l’air d’une maison. La meilleure parade est la qualité de l’installation, associée à un certain nombre d’astuces de fabrication. Sous une toiture, la couverture associée à un pare-pluie minutieusement installé permettront cette étanchéité…

Depuis la RT 2012, un test d’étanchéité à l’air ou test d’infiltrométrie (test blower door) est obligatoire en fin de chantier pour valider une bonne qualité d’installation !

L’étanchéité à l’eau : il pleut dans mon salon !

On voit plus clairement de quoi il s’agit. Il est clairement plus facile de voir ce dont on parle lorsque le problème en question est visuel (eau) et non invisible (air, gaz). C’est bien souvent le pare-pluie sous la couverture qui joue le rôle de dernier rempart contre les agressions du ciel. Toute l’étanchéité à l’eau ne se joue donc pas sous la toiture. La brique (imperméable à l’eau) ou le béton (avec ajout hydrofuge) dans les murs ont cet effet également. Les matériaux étanches à l’eau sont multiples et bien souvent dérivés du pétrole mais pas forcément. L’étanchéité à l’eau de la façade peut se faire à l’aide d’une couche hydrofuge, d’un pare-pluie de façade, d’un bardage…

Les 3 étanchéités (eau, air, vapeur d’eau) sont des éléments essentiels des constructions modernes et sont primordiales dans les problématiques de performance énergétique et de haute qualité environnementale. Chacune d’entre elles devra clairement être imaginée, réfléchie et travaillée lors de l’établissement du projet de construction par l’architecte et/ou le maître d’ouvrage.

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