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Développer la productivité de son potager et quelques principes de permaculture

Développer la productivité de son potager et quelques principes de permaculture

Les sols s’appauvrissent, c’est un fait ! Les pratiques conventionnelles d’agriculture ont vécu et ne peuvent actuellement perdurer tant elles sont à l’origine de pollutions ses sols, pollution de l’air… Utiliser toujours plus d’engrais chimiques, toujours plus de pesticides n’est pas une solution et ne pourra combler l’appauvrissement progressif des sols. En cause, les méthodes conventionnelles générales. Certains spécialistes tirent la sonnette d’alarme !

Notamment, pour retrouver des terres de culture viables et correctement nourries, l’observation de la nature est un principe de la permaculture, cette façon de cultiver la terre alternative et bienveillante pour celle-ci. Non pas qu’il faille forcément tout prendre de la permaculture mais nombre de choses diverses le sont probablement.

Les solutions de potager individuel ne peuvent concurrencer globalement la production conventionnelle mais, proportionnellement, un potager naturel issu ou non de techniques permaculturelles montre de bien meilleurs résultats sans pour autant agresser les sols, l’environnement et la faune locale. Une vraie voie d’avenir !

Une bonne terre pour un beau jardin

L’auteur de cet ouvrage (Une bonne terre pour un beau jardin, Bacher R. Terre vivante, 2009) m’excusera de l’emprunt du titre de son ouvrage mais la permaculture rejette en bloc les solutions actuellement développées de cultures hors sols. Pour un beau potager et jardin productif tant qualitativement que quantativement, il est indispensable de chouchouter au maximum la terre et de favoriser des méthodes naturelles et non agressives.

Observer sa propre terre et son terrain est la première des règles du jardinier amateur. Il s’agit de savoir de quel type de terre on dispose (argileuse, limoneuse ou sableuse), comme elle réagit, quelle est la pluviométrie du lieu où vous habitez, ses températures, ses vents… Bien connaître son environnement pour savoir quoi y planter, comment et quand est indispensable. Comme cela prend du temps et que l’on ne peut pas repousser ses cultures ad vitam aeternam, il faudra faire des tests sur de nombreuses années et bien en être conscient. Tout réussir du premier coup est impossible et, dans le principe, n’a de toute façon pas beaucoup de sens.

L’amendement de la terre ou l’ajout de fumures est essentiel. Bien entendu, on ne parle de rien de chimique et industriel… La terre, lorsque l’on arrive dans un nouveau lieu n’est jamais parfaite et prête à être cultivée tout de suite. Le compost et les engrais verts permettent d’équilibrer la terre et de lui donner exactement ce dont elle a besoin, ni plus ni moins. Prendre l’habitude d’ajouter une pelletée de compost à chaque manipulation de sa terre ne peut être que rarement qualifié de mauvaise idée. D’autres amendements comme les fumiers, les purins (purin d’ortie), les apports d’urine ou de cendres seront à utiliser avec parcimonie car, même si l’origine est naturelle, les apports trop riches et non contrôlés peuvent déséquilibrer la terre. Pour autant, ces apports seront souvent les bienvenus (toujours vérifier la mention « utilisable en agriculture biologique » sur les amendements achetés en magasin).

Une bonne gestion du jardinier

Le travail de planification du jardinier est essentiel. Et il se fait tout au long de l’année. Mais, plus que cela, c’est de créativité dont il faut parler. Toujours faire la même chose au même endroit au même moment est fortement proscrit. Les terres qui hébergent toujours le même type de culture s’appauvrissent naturellement. De plus, la culture d’espèces originales et variées ne se font pas toujours à la même époque, sur le même type de terre et avec le même type de travail. Et, on le sait bien, promouvoir la biodiversité animale et végétale est essentiel pour un retour petit à petit à quelques oasis de qualité environnementale pour la production potagère et jardinière.

biodiversite

Une belle biodiversité !

Prévoir dès les années précédente ce que l’on va planter et comment on va le faire est une bonne solution pour ne pas se laisser submerger par la quantité de choses à faire. Être le plus précis possible, même s’il évident que l’on ne peut pas prévoir la météo à l’avance, permet donc de limiter les complications.

Une bonne protection de la terre

Lorsque l’on observe la nature et les zones non cultivées, on s’aperçoit d’une chose très simple : la terre n’est jamais nue. Pourquoi donc penser que les cultures seront plus efficaces lorsque la terre est laissée nue dans les moments non propices aux cultures ?

On le sait et voit de plus en plus maintenant, les terre nues ne sont pas recommandées. Dans les cultures bio, on ne voit plus de terres nues. La terre travaille constamment, vouloir la reposer sans rien lui demander de cultiver n’a pas beaucoup de sens. En revanche, la laisser reposer en ne cultivant, par exemple, que des engrais verts permet tout simplement de la régénérer sans l’agresser ! Une terre nue sera lessivée par les pluies et son humus (zone de surface de décomposition de déchets de surface particulièrement riche est indispensable à une terre de qualité) sera perdu, ce qui sera à l’origine de son appauvrissement progressif.

paillis

Pailler et protéger sa terre !

Un bon paillage ou paillis (sauf au moment de la germination des plantes potagères, 1 à 2 semaines par an) est donc recommandé. De même, le paillage et les engrais verts permettront non seulement de protéger la terre mais également d’éviter la pousse d’adventices et de nourrir la terre grâce à la décomposition progressive du paillage ou à l’enfouissement des engrais verts (riches en azote et en bienfaits divers pour la terre).

engrais verts

Les engrais verts permettent de nourrir en profondeur la terre !

La récolte des graines et la logique naturelle

Après la récolte, en fin de saison potagère, récolter et produire ses propres graines amènera un gain de productivité non négligeable. Ces graines, lorsqu’elles seront utilisées et plantées, seront habituées à un type de terre, de germination et de production, si rien de fondamental ne change. Cela signifie qu’une même graine récoltée l’année précédente sera plus productive qu’une graine achetée dans le commerce et « programmée » pour un environnement moyen.

graines-terre

En en avant pour les cultures !

C’est non seulement une activité ludique pour les enfants mais également essentielle dans la gestion complète et bio de son potager et jardin. En complémentarité avec les autres activités du jardin (protéger sa terre, planter ses graines, récupérer l’eau de pluie…), les activités écologiques de ce type ont toutes des inflexions économiques et permettent de moins dépenser et d’avoir de meilleurs retours sur investissement. Plus généralement, pour les activités de jardinage, il est important finalement de laisser faire le plus possible la nature. On se rend alors compte que les principes de la permacultures sont souvent éminemment logiques et presque évidents. La nature est elle-même productive ! Laissons-la faire !

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