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L’agriculture biologique, une autre façon de voir l’environnement

L’agriculture biologique, une autre façon de voir l’environnement

L’agriculture biologique, tout le monde en a entendu parler, en est acteur ou consommateur. Pour autant, il n’est pas si simple de définir clairement les limites d’une agriculture dite « biologique ». Dans le cadre des activités autour de la COP21, conférence actuelle à Paris pour la préservation du climat actuel, le blog sort un peu de sa ligne éditoriale (mais juste un peu parce que le bio est bon pour le portefeuille à moyen ou long terme), comme c’est le cas pour pas mal d’articles tout récent, d’ailleurs.

Un cadre de production agronomique

L’agriculture biologique est une agriculture non conventionnelle qui doit respecter un cadre clair et des limites de présences de substances chimiques et industrielles dans ses productions. Ce mode de production alimentaire se veut respectueux de l’environnement et de la santé de ses consommateurs. A l’opposé de la production alimentaire industrielle, qui répond de plus en plus mal aux exigences sociales, sanitaires, environnementales et éthiques des consommateurs, l’agriculture biologique veut proposer un nouveau modèle de production équilibrée et collaborant activement au confort alimentaire de tous !

Une agriculture sans produits industriels ou chimiques

Les labels bio sont multiples et imposent chacun des caractéristiques différentes. On citera : AB (label bio français) suivi de la feuille verte étoilée européenne

AB bio

Le label bio français suivi de la feuille européenne

bio cohérence (plus restrictif), Nature&progrès, Demeter et Biodyn, Equitable Ecocert, Bio Equitable et Bio Solidaire…

Les principaux labels bio

Les principaux labels bio

Mais l’idée commune à chacun, dont certains sont plus orientés vers les cosmétiques, d’autres vers l’alimentation, est d’interdire ou de diminuer au maximum les produits phyto-sanitaires dans les méthodes de culture ou d’élevage. L’agriculture biologique vise à limiter au maximum :

  • Les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés)
  • Les produits chimiques de synthèses, tous artificiellement créés (exhausteurs de goût, colorants, arômes, additifs divers…)
  • Les pesticides
  • Les engrais de synthèse…

Le respect de l’animal

L’élevage biologique se base également sur un respect de l’animal et de l’environnement globalement. Les médecines douces sont privilégiées et les médicaments limités au maximum. La taille des exploitations est limitée et chaque animal, quel qu’il soit, est correctement traité et vit sa vie le plus possible somme il le ferait à un état libre (quoi qu’il est vrai que cette notion de « liberté animale » est complexe pour des animaux domestiques comme les vaches, moutons, cochons…). Des aliments issus eux-même de l’agriculture biologique sont donnés à ces animaux d’élevage.

Une nouvelle conception de notre consommation

Les labels sont parfois très complexes à suivre et respecter. Pour les grosses exploitations, suivre un cahier des charges bio est souvent un casse-tête complexe. C’est une des raisons pour lesquelles les agriculteurs bio ne sont pas si nombreux que cela. A ceci s’ajoute l’idée selon laquelle les pouvoirs publics et l’Europe ne soutiennent pas réellement les exploitations étant passées au bio. « La PAC (Politique Agricole Commune) est inadaptée pour l’agriculture biologique et les subventions sont faibles à inexistantes. » peut-on lire ou entendre dire un peu partout. (On espère d’ailleurs que ça changera très vite et que le « bio » deviendra la norme…)

Alors pourquoi de plus en plus de professionnels passent-ils le pas ?

L’agriculture conventionnelle s’est tellement mécanisée, généralisée, « boursisée » que les agriculteurs conventionnels se sont largement robotisés. Nombre d’entre eux s’insurgent largement contre cette privation de liberté et cette façon de « voir le métier ». L’agriculture biologique est bien souvent une agriculture bien plus complexe à mettre en place et à utiliser et nettement plus profitable personnellement comme financièrement. Un bon nombre de professionnels est passionné par la culture ou l’élevage et ceux-ci ne se reconnaissaient plus dans l’agriculture conventionnelle alors que l’agriculture biologique pouvait à nouveau satisfaire tous les besoins et souhaits. Tout en gardant la bonne conception d’agriculture qui nourrit sainement ses consommateurs et qui fonctionne en osmose avec l’environnement et la nature. Les professionnels de l’agriculture et l’élevage biologiques sont redevenus écolos !

Concrètement…

Si le professionnel ne peut plus utiliser de produits de synthèse, ses méthodes doivent alors radicalement changer, il doit maintenant voir les choses différemment. L’infernal cercle vicieux « cultures à outrance – engrais et pesticides – appauvrissement de la terre – plus d’engrais et pesticides » s’arrête enfin ! Les champs mettront du temps à se relever de tout ça mais les cultures (moins « productives » – le productivisme agricole est-il en passe d’être enrayé ?) seront de plus en plus efficaces à mesure que le temps passera. Les nouvelles méthodes doivent s’apprendre et l’expérience se développer ; cela prendra du temps mais la qualité d’une agriculture revenue à des valeurs basiques mais essentielles est à ce prix. La rotation des cultures, conseillées pour les petits jardins comme pour les grands, pour ne pas que les ravageurs s’habituent et se développent ; la culture d’engrais verts pour enrichir la terre et structurer le sol ; l’utilisation de compost et autres amendement naturels comme engrais naturel et recyclage des déchets…

Et pour les jardiniers amateurs ?

Nous n’avons pas les contraintes vitales des professionnels (pour ce qui est des labels par exemple) mais potentiellement d’autres. Les marges de manœuvre sont donc plus importantes. Pour autant, le principal reste le même : fournir des produits de qualité qui respectent non seulement le consommateur (souvent soi-même et sa petit famille) mais également l’environnement ! Pour cela, même chose : engrais verts, rotation des cultures, compost, purin d’ortie et autres amendements, production de ses semences bio, paillis… Le respect de l’environnement, la non-pollution des eaux et de nos sous-sols, le respect de l’homme et de sa santé, le respect de l’animal, celui de la biodiversité sont des valeurs essentielles dont l’homme a actuellement besoin et de plus en plus !

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