L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Le vrac et la mode « 0 déchets », vraie tendance actuelle ou changement des mentalités ?

Le vrac et la mode « 0 déchets », vraie tendance actuelle ou changement des mentalités ?

On a tous entendu parler de cette américaine d’origine française qui a lancé une mode « 0 déchets », soutenue par un fort marketing autour du livre de Béa Johnson. Il est probable voire certain que d’autres l’ont fait avant elle mais peut-être ne l’ont-ils pas crié sur les toits… Il n’empêche que ce livre sera probablement beaucoup offert pour les fêtes de Noël cette année…

Et c’est plutôt une bonne chose !

O déchets, c’est possible ?

Tout dépend de ce que l’on entend par « déchets ». Au sens strict, il n’est pas possible de ne pas en produire. Au sens large, cela sous-entend donc «  produire un minimum de déchets et imaginer des solutions de réutilisation ou de recyclage pour le maximum de choses ». Béa Johnson a épousé le « mode de vie américain » et son amour de la « consommation à outrance ». C’est en réaction à cela qu’elle ne produit « aucun déchet ». L’idée de ce livre et de cette démarche n’est pas tant le résultat mais le ou les moyen(s) d’arriver au meilleur résultat possible ! L’adaptation à la vie française sera donc moins spectaculaire mais pas moins utile.

Si l’on peut critiquer l’excès d’une telle démarche, qui ne fait que renforcer l’idée que les écolos sont des personnes excessives et peu crédibles, même si le succès de la COP21 est passé par là, on ne peut que voir d’un bon œil cette diminution de la taille des poubelles d’un certain nombre de personnes. Concrètement, cette tendance est complexe à mettre en place si l’on va au delà d’un tri des déchets strict. Comme on en a déjà parlé, le tri des déchets doit être non seulement efficace, ainsi que le compostage et les tentatives de réutilisation mais, plus globalement, le rapport de chacun aux produits qu’il achète et consomme doit être revu. Cette volonté du « 0 déchet », si louable soit-elle, doit être accompagnée, pour être réussie, d’une recherche de la baisse de production et donc d’achats de produits, potentiellement destinés à devenir des déchets un jour ou l’autre.

Une démarche complexe

Cette tendance est plutôt à voir comme un processus, une démarche en constante évolution plutôt qu’une fin. Comme on l’a dit, il est impossible techniquement de ne produire aucuns déchets mais l’idée est de les limiter au maximum et de les valoriser pour pouvoir l’annoncer fièrement ! Nous sommes des êtres biologiques et nous produisons chacun des déchets, on ne peut rien y faire ; on peut en revanche en faire du compost via des toilettes sèches

Dans nos sociétés occidentales, il est très compliqué dé réussir un tel projet. L’idée est donc d’autant plus louable. Par exemple, il est très difficile voire impossible d’interdire les publicités dans les boites aux lettres. Nombre de distributeurs passent outre les macarons « stop pub ». On aura donc à faire face aux autres également, ce ne sera pas seulement un objectif personnel. Et c’est là la complication. Comme souvent, expliquer est mieux, plus social et plus humain, qu’interdire…

Le vrac, pas de déchets, du bio et de la qualité ?

biocoop

Un magasin Biocoop (un des sociétés fondatrices d’Enercoop) éphémère a ouvert ses portes à Paris. Celui est un supermarché ordinaire sauf… qu’il ne vent aucun emballage avec ses produits. Seule la quantité exacte du produit est proposée et vendue ! Cette initiative est pionnière en France alors que de nombreux magasins de ce type existent dans d’autres pays, dont les États-Unis par exemple. En France, de nombreuses enseignes généralistes proposent certains produit en vrac depuis quelques mois ou années mais il s’agit uniquement de denrées non périssables comme les céréales, les graines… Le risque n’est donc pas vraiment réel !

vrac

Finis les emballages inutiles ?

Mais cette initiative de Biocoop va plus loin. Aucun produit n’est vendu avec emballage et on y donne même des bouteilles en verre ou des boites afin de transporter ses produits correctement ! Pas de compromis sur l’hygiène de votre viande à la coupe donc !

Un changement des mentalités ?

L’engouement pour le vrac (au moins les céréales, graines… dans un premier temps !) est certain. Cette mode n’est pas compliquée, cet effort pour l’écologie n’en est pas vraiment un. C’est une sorte d’investissement dans l’énergie verte sans argent ! Il faudra aller plus loin évidemment et continuer cette lutte pour la planète mais c’est un bon début !

<p<>Le magasin Biocoop éphémère de vrac va être prolongé, est-ce un signe ? Seules des années de recul pourront nous dire quand les mentalités ont commencé à changer mais le succès de la COP21 n’est pas à démordre et on peut se laisser rêver à un monde qui commence à changer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *