L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Paille, terre, bois, quelques systèmes constructifs écologiques

Paille, terre, bois, quelques systèmes constructifs écologiques

Lorsque l’on fait construire sa maison, il existe différentes possibilités. Dans tous les cas, le propriétaire est le maître d’ouvrage (MO), c’est lui qui va diriger les différents corps de métier. On pourra évidemment s’adresser à un architecte qui « prendra » cette maîtrise d’ouvrage et dirigera les différentes étapes. C’est donc le propriétaire qui va décider, en collaboration plus ou moins étroite avec l’architecte, les entreprises et artisans, du système constructif choisi. L’auto-construction pourra concerner une ou plusieurs des étapes ou la réalisation dans sa globalité, selon les cas.

Dans tous les cas, on se posera un certain nombre de questions sur les choix à faire. Les systèmes constructifs sont divers et sont de plus en plus appliqués au cas par cas, selon les objectifs, souhaits du maître d’ouvrage.

Tiré du livre La construction écologique de JC Mengoni, je vous propose de refaire un tour sur les différentes possibilités écologiques existantes et de les comparer.

La construction conventionnelle

Le fameux PLP (Parpaings – Laine de verre – Placo), on en a déjà parlé. Aujourd’hui, de nombreuses maisons de lotisseurs sont fabriquées comme cela, souvent associées à un chauffage électrique composés de convecteurs électriques dans chaque pièce. Attention, ces maisons ne sont en aucun cas mal faites, elles répondaient à des exigences particulières de l’époque, non seulement à la RT de l’époque (RT 2000 par exemple) mais également à des contraintes financières (un constructeur immobilier n’est pas un philanthrope !). Même avec des obligations, les maisons peuvent être de qualité. Mais, d’un point de vue écologique, les matériaux utilisés ne peuvent être validés… Dans ces maisons, tout est fait à l’économie et de manière parfois peu qualitative ; le fermacell est délaissé par du placo basique par exemple. C’est là où l’importance du maître d’ouvrage est si significative ! Même si les normes ont un peu changé aujourd’hui (RT 2012), c’est toujours un peu le cas. Tant du point de vue de l’énergie grise que de la performance thermique (sans parler de l’impact sanitaire) d’un matériau, la construction conventionnelle est petit à petit à oublier.

Quelques solutions écologiques

L’ossature bois est aujourd’hui la première méthode alternative en France, pour une maison BBC. En effet, le bois est une solution très intéressante pour un projet écologique. Peu cher, local, son énergie grise est faible. Ses qualités thermiques sont bonnes et même pour ce qui est de l’inertie thermique. On le verra souvent associé à un isolant naturel comme la ouate de cellulose ou, mieux, les bottes de paille. Évidemment, du bois seul pourra être utilisé (madriers, rondins, bois debout…) ; cette solution fera la part belle à l’inertie thermique. Les exigences de la RT 2012 imposeront une isolation complémentaire elle-même existante dans le système ossature bois / isolation paille. La variante poteaux / poutres, proche de l’ossature bois classique mais plus imposante pourra également être sélectionnée.

La paille pourra être porteuse (technique de la paille porteuse) mais cette technique est peu développée car il existe peu de spécialistes actuellement. Construire intégralement en paille reste une solution à la marge car elle sort complètement des standards classiques de notre société actuelle. La paille ne coûte presque rien, est produite en abondance et ne passe pas par les filières industrielles classiques. Elle est naturelle, non allergène (pas de risques sanitaires) et complètement recyclable et compostable. Son potentiel en matière d’isolation thermique et même d’inertie thermique est très important même si elle reste sensible à l’humidité.

De même, les constructions en terre (pisé, bauge, torchis…) sont une voie alternative à prendre au sérieux. Cela pose tout de même le problème de l’isolation thermique même si le potentiel d’inertie thermique d’une construction en terre est considérable mais non reconnu par la RT 2012.

Le meilleur système écologique ?

Dans tous les cas, dès qu’un système est industrialisé et plus considéré au cas par cas, les problèmes ressortent peu à peu. Dans les systèmes écologiques, l’association de ces matériaux, bois, paille et terre, chacun pour ses qualités intrinsèques et cumulatives est une solution souvent gagnante. On peut faire confiance à l’innovation technologique des bureaux d’études ou d’architectes pour trouver des solutions intéressantes. En attendant, si l’on cherche à aller dans le sens de l’écologie et de l’environnement, bétons et méthodes traditionnelles (couplées avec des isolants synthétiques ou des isolants minéraux) sont aujourd’hui à mettre de côté. Au titre de la comparaison des différents systèmes constructifs (conventionnels comme alternatifs), les solutions à forte énergie grise, moyenne performance thermique et faible protection sanitaire font pâle figure face à des solutions locales, saines, simples et efficaces. La seule contrepartie sera de verser un peu plus de sueur que prévu : eh oui, il est plus simple et moins chronophage de couler des murs en béton que d’installer une ossature fois et des bottes de pailles recouvertes d’enduit de terre !

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