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Alerte sur les pesticides : ouvrons les yeux !

Alerte sur les pesticides : ouvrons les yeux !

Hier soir, beaucoup d’entre nous avons vu l’émission de TV #cashinvestigation sur la pollution et l’intoxication de notre environnement et de nos enfants par les pesticides et engrais chimiques de l’agriculture moderne. Si le ton de cette émission fait un peu « sensationaliste » et que l’on peut ne pas être d’accord sur la forme, il est certain que, sur le fond, le discours est on ne peut plus juste. Nos enfants (et nous aussi mais ils sont notre avenir) courent des risques très importants pouvant conduire à des maladies graves.

L’industrie et la chimie des groupes multi-nationaux visées

A mon avis, le débat est tout de même plus large. Globalement, la société actuelle développe depuis des dizaines d’année un modèle de société qui ne sert plus l’humain mais seulement une image de celui-ci. Trop de dérives… Le boulevard laissé aux industriels et aux laboratoires chimiques, pharmaceutiques et phytosanitaires a largement corrompu la manière de penser de nombre d’entre nous. Soit on regarde ailleurs, soit on engraisse le système d’une manière ou d’une autre !

Alors que nos politiques n’ont pas vraiment de pouvoir actuellement face aux grands groupes multi-nationaux et ne peuvent pas faire grand chose, la mobilisation citoyenne est probablement le dernier rempart contre ces pouvoirs. Cela est dit dans l’émission (et ce n’est pas si simple, le point de vue est un peu trop manichéen) : les grands méchants de chez Bayer, Monsanto ou Singenta ne cherchent qu’à s’enrichir et se désintéressent complètement de la santé des consommateurs ; les consommateurs n’ont pas vraiment de pouvoir pour y faire face. L’émission ne parle pas des solutions en revanche…

Ouvrir les yeux…

Lorsque plus de 200 pesticides différents (dont certains sont classés « probablement cancérigènes » par l’OMS) sont retrouvés sur une pomme du commerce vendue à des consommateurs ordinaires, il y a un souci. Notre agriculture est malade de ces intrants chimiques auxquels elle ne peut plus renoncer aujourd’hui. Les rendements demandés sont toujours plus importants et, même si l’on constate depuis des dizaines d’année un appauvrissement des terres arables, les agriculteurs utilisent toujours plus d’engrais et de pesticides chimiques. Mais, petit à petit, cette terre ne répond plus et les rendements baissent naturellement. La surface de terres utilisables baisse dramatiquement et la seule solution utilisée est « toujours plus » d’engrais et de pesticides alors que ces engrais et pesticides sont le problème, en aucun cas la solution !

Ces produits appauvrissent largement notre terre mais nous rendent malades lorsque nous en respirons via les émanations directes ou les pollutions aquatiques ou pollutions du sol, nos enfants en priorité ! Ouvrons les yeux !

Pendant ce temps, une même pomme « issue de l’agriculture biologique » ne contiendra que quelques résidus de pesticides, ce n’est pas la panacée mais est-il possible de faire aujourd’hui autrement que tenter de se nourrir « bio » ? L’agriculture biologique, côté consommateur, est aujourd’hui largement plébiscitée même si les aides de l’état sont absentes et les prix trop élevés, elle est la seule voir largement praticable. Côté producteurs, l’agroécologie ou la permaculture semblent bien être les voies nouvelles logiquement les plus employées aujourd’hui. Pourquoi ? Tout simplement, parce que l’agroécologie est une production de masse respectant l’environnement et ses habitants, hommes et animaux !

Quelles solutions ?

Les initiatives citoyennes existent ça et là mais sont actuellement trop peu nombreuses. Elles concernent souvent des questions énergétiques ou d’habitat et c’est formidable ! Mais sur le débat de l’alimentation et plus globalement du rapport de l’homme à la terre, il semble bien que l’agroécologie soit une vraie solution. Aujourd’hui, la prise de conscience est balbutiante mais, à moins d’arriver à l’autonomie alimentaire via son jardin, on n’a pas vraiment le choix ! Notre attirance pour le jardinage biologique ne nous permettra peut-être pas de l’atteindre. Une vraie poussée citoyenne est donc demandée pour que les choses changent réellement.

Le mot « permaculture » a été utilisé en fin d’émission par un intervenant lors du débat d’idées. Et la permaculture, régénératrice et humble vis à vis de l’environnement, peut être une solution à ces maux, malgré ce que disait le représentant des industries chimiques pharmaceutiques et phyto-sanitaires. Et puis, il y a les conséquences sociales inévitables et problématiques…

Cette émission aura eu le mérite de tenter d’ouvrir les yeux des consommateurs, les solutions devront maintenant être abordées…

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