L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Le vegéta(r ou l)isme comme solution éconologique

Le vegéta(r ou l)isme comme solution éconologique

De plus en plus de personnes se disent végétarienne, végétalienne, flexitarienne, « en convertion »… bref, mangent moins de viande et de poisson. Mais ce chiffre reste tout de même faible même s’il est en constante augmentation. Bien entendu, pour un bon nombre de ces personnes, il y a un effet de mode ; celle-ci est à la nourriture saine, aux légumes, aux jus de santé, à l’écologie, à la détox… pas vraiment à la viande rouge et saignante ! L’avantage avec une mode, c’est que ça permet de parler d’un sujet mais l’inconvénient, c’est que sur le long terme… on perd beaucoup de monde en route !

Pour autant, cette mode semble recouvrir un certain nombre d’éléments qui donnent à penser que cette « mode » pourrait durer. La nourriture carnée n’est pas en odeur de sainteté en ce moment… Les scandales dans les abattoirs se succèdent, les discours écologiques contre la consommation et la production de viande se font de plus en plus véhéments. C’est assez simple, le terme « viande » est de plus en plus associé à un problème actuellement. Et les vegan passent à l’attaque !

Végéta(r, l), vegan : les différents régimes

Le régime carné est aujourd’hui de loin le plus présent et le plus utilisé. Il est certain que ce régime est historiquement le seul ayant existé tout au long de l’existence de l’homme. La diversification de l’alimentation (plus de fruits et légumes, légumineuses) est d’ailleurs relativement récent. La tradition de la chasse-pêche chez l’homme a toujours eu cours chez toutes les civilisations, l’agriculture est nettement plus récente. Un français moyen consomme 89 kg de viande par an.

Le régime végétarien est probablement le plus connu actuellement. Dans ce régime, on ne consomme ni viande, ni poisson. C’est le plus « facile » à suivre (ou le moins compliqué, comme on veut) et le plus ancien. Selon une logique pré-industrielle, il évite de tuer des animaux pour manger. La consommation de produits issus d’animaux peut se faire sans la mort de ceux-ci (œufs, lait…) quoi que, depuis peu, une fâcheuse tendance à sélectionner les animaux producteurs de ces produits dérivés change la donne (poussin broyés…).

Le régime végétalien est un régime basé uniquement sur des végétaux (« végétal » d’où « végétalien »). Donc pas de viande, poisson ou laitages, tout ce qui vient directement ou non des animaux. Ce régime plus large que le régime végétarien englobe donc tout ce qui concerne les animaux mais uniquement du point du vue alimentaire. On accuse à tord le régime d’être source de carences nutritionnelles : à partir d’une alimentation variée et en toute connaissance de cause, ce régime ne pose pas particulièrement de problème…

Le régime vegan est un régime végétalien. Il ne peut être comparé aux régimes végétarien, végétalien ou autres car il se situe à un autre niveau. Le mode de vie vegan refuse tout ce qui vient des animaux, tant au niveau alimentaire qu’au niveau vestimentaire (fourrures, cuirs…) mais, plus globalement, à tous les niveaux sociaux et vitaux. Ce mode vie s’apparente à une politique spécifique puisqu’au delà du refus (pour les plus modérés), le véganisme est une lutte morale et sociétale contre tout ce qui touche aux animaux. Le véganisme a actuellement la côte car il est souvent jugé moins difficile d’épouser certaines idées à un moment de sa vie que de changer ses habitudes alimentaires du jour au lendemain…

D’autres régimes alimentaires comme les régimes flexitarien (flexible), crudivore… accompagnent cette « révolution » alimentaire actuelle…

La souffrance animale

La souffrance animale est l’un des chevaux de bataille des orientations politiques des régimes alimentaires cités ci-dessus et plus précisément du véganisme. Sur Internet, on trouve très facilement des vidéos volontairement choquantes montrant notamment les conditions d’abattage des animaux dans les abattoirs. Déontologiquement, « tuer un animal » pour se nourrir est un acte de cruauté inutile que l’on peut être en droit de refuser. Quoi que, là-encore, les courants de pensée puissent être différents entre :

  • Ceux qui se limitent à refuser la cruauté envers les animaux mais acceptent la mort « neutre » de celui-ci
  • Ceux qui refusent toute mort animale
  • Ceux qui encouragent toute action « d’amour » envers ceux-ci (et refusent de ce fait tout acte allant à leur encontre)

La motivation déontologique de lutter contre la souffrance animale actuelle, trop souvent associée aux méthodes industrielles de masse actuelles est très forte car il est évident que la souffrance animale est un sujet qui interpelle émotionnellement parlant.

Sanitaire, écologique et financier : la consommation de viande est-elle cohérente avec nos vies actuelles ?

Tout dépend de comment on vit…

Le poids sanitaire de la viande et les régimes crétois

Les pays développés occidentaux sont les pays où l’on mange le plus de viande par habitant. Et c’est le pays où l’on trouve le plus de personnes obèses. Le lien entre la consommation de viande rouge et de nombreuses maladies cardio-vasculaires, hépatiques, circulatoires ou respiratoires est avéré depuis un bon nombre d’année. Régulièrement, de nouvelles études incriminent la viande… Même l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) l’a récemment classée comme « probablement cancérigène » ! Bien entendu, ce sont les excès de viande qui sont pointés du doigt.

A l’inverse, le régime crétois affiche une efficacité sanitaire sans reproche. Celui-ci est basé sur une consommation importante de légumes, d’huile végétale, de céréales et de fruits. Dans tous les cas, ce serait une erreur de considérer que les 2 s’opposent, il arrive que les adeptes de ce régime mangent poissons ou laitages. En tout cas, les régimes qui font la part belle aux légumes, légumineuses ou céréales sont meilleurs pour la santé, c’est maintenant une certitude. A condition bien-sûr de s’informer sur les apports nutritionnels des aliments ingérés et de combler les bons besoins sans créer de carences…

Avec les pollutions actuelles (pollution aérienne, pollution intérieure, pollution aquatique) de plus en plus documentées et à la une dans la presse, cette motivation sanitaire revêt clairement une importance particulière. C’est d’ailleurs également une préoccupation des consommateurs de produits issus de l’agriculture biologique sans pesticides.

Le poids écologique de la viande

Il est tout simplement monstrueux… L’eau consommée pour produire 1kg de viande de bœuf est d’environ 15500L contre 700L pour 1kg de pommes. La surface de sol nécessaire pour la production de 1 kg de bœuf est de 323 m² alors qu’elle est de 6 m² pour la production d’1 kg de légumes que les hommes mangent directement. L’effet de serre produit par cette industriel agro-alimentaire carnée est considérable. Sans compter bien entendu les effets polluants vertigineux de tout cela…

Là-encore, la motivation écologique se note facilement, tant la consommation de viande est source de nombreux gaspillages et pollutions diverses.

Le coût financier de la viande

On le voit tous les jours dans les supermarchés : la viande ou le poisson (même la volaille d’ailleurs) coûte un prix important. De fait, de nombreuses personnes réduisent leur consommation de viande à cause de ce prix prohibitif. Et passent plus ou moins volontairement à un régime (presque) végétarien. Ce qui est dommage, c’est que de la viande moins chère est clairement de nettement moins bonne qualité… La motivation financière est explicite, surtout si on a une famille nombreuse.

Comme dit plus haut, tout dépend de la vie que l’on mène et de celle que l’on souhaite mener. Si les considérations sanitaires, écologiques et économiques (donc éconologiques) ont une quelconque importance, il est logique et cohérent de passer à une autre régime alimentaire. Tuer un animal pour vivre alors qu’on lutte contre et qu’on peut faire autrement n’est pas vraiment logique et cohérent…

Devenir végé : un parcours compliqué mais logique !

Quelle que soit la raison de base (mode ou autre motivation), le passage d’un régime carné à un régime sans viande est compliqué. A chaque personne ou presque, il existe une façon de réagir bien spécifique. Et le lien à la viande (lien social ou autre) se distendra jusqu’à s’effacer plus ou moins facilement. Certains arriveront à ne plus penser à de la viande dès le lendemain alors que pour d’autres, ce sera plus lent. Cela dépend de chacun.

De même, le rapport à ce choix sera différent chez les personnes de son entourage. Dans tous les cas, les personnes devenant végétariennes ou végétaliennes rencontreront des difficultés d’acceptation. Il n’est pas facile d’accepter un tel changement chez d’autres personnes. D’autant que, au quotidien, cela peut entraîner quelques désagréments d’ordre organisationnel (création des menus…). En tout cas, chaque « végé » le prendra différemment, essayera ou non de convaincre les autres, y sera indifférent, s’énervera…

Pour toutes les raisons évoquées plus haut, le passage petit à petit à une alimentation de moins en moins carnée relève d’une certaine logique environnementale, déontologique financière. La multiplication de l’homme sur Terre (9 milliards en 2100 ?) fait qu’il sera impossible de nourrir correctement tout le monde comme (presque…) actuellement avec une alimentation carnée. L’agriculture mondiale pourra-t-elle se convertir en même temps que les consommateurs ?

Des questions sociétales et philosophiques aux réponses controversées

Philosophiquement ou anthropologiquement, c’est un autre débat. L’homme a toujours été omnivore. On peut alors pointer du doigt cette évidence humaine. Pour autant, l’histoire de la vie a régulièrement vu des espèces animales changer de régime alimentaire (les oiseaux de nos jardins sont souvent granivores pendant l’hiver et insectivores le reste de l’année…). De plus, l’homme est un être doué d’intelligence : il est le seul à avoir le choix de ce qu’il souhaite manger et d’avoir assez de force de caractère pour changer lui-même (et non pour des raisons environnementales) son régime alimentaire…

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous changé de régime alimentaire ? Et pour quelles raisons ?

Liens complémentaires :

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2202_surconsommation_viande.php

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/la-viande-rouge-est-probablement-cancerogene_4797058_3244.html

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