L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Nourrir la terre plutôt que les plantes !

Nourrir la terre plutôt que les plantes !

On entend nettement plus souvent parler aujourd’hui d’agroécologie, d’agriculture biologique, de permaculture ou même d’agroforesterie. Ces notions ont toutes un point commun : le respect de l’environnement dans lequel l’homme vit ainsi qu’un profond changement de mentalité. Dans toutes ces méthodes, il sera nécessaire de reconsidérer tous les éléments avec lesquels on travaille habituellement pour en changer la définition et changer le comportement de l’homme avec à elles !

Un constat alarmant aujourd’hui

L’agriculture intensive actuelle ne s’intéresse pas au substrat de culture, à la terre ou à l’environnement mais uniquement à ses rendements. Pour cela, elle fait les beaux jours des grandes entreprises mutinationales, Monsanto, Bayer ou Singenta en lui achetant des quantités toujours plus importantes de pesticides et autres biocides et intrants chimiques comme des engrais ou des herbicides (le parlement européen n’a pas encore décidé si le fameux herbicide RoundUp de Monsanto et sa molécule phare, le glyphosate doit voir son utilisation prolongée ou non). Tous ces produits sont composés d’éléments dangereux pour l’homme et pour la nature environnante (faune et flore) voire mortels. Les engrais industriels sont composés d’éléments ciblés permettant de faire pousser les plantes et non de nourrir la terre. Les politiques agricoles actuelles visent uniquement la plante et non le substrat indispensable dont elle dépend. Sans parler évidemment de sa qualité… C’est d’ailleurs pour cette raison que l’aquaponie (faire pousser des plantes uniquement avec de l’eau enrichie), technique insensée par principe mais potentiellement intéressante pour son efficacité, se développe tant en ce moment…

Le constat de ces politiques menées depuis les années 60′ est un appauvrissement continu et généralisé des terres. Des personnes en font régulièrement l’amer constat, comme les époux Bourguignon, par exemple. Ces derniers, ingénieurs reconnus, analysent les terres de nos agriculteurs et font le constat que la vie disparaît petit à petit de nos terres cultivées. Bactéries, insectes, champignons… Sont de moins en moins présents ! Les terres sont nues la plupart du temps (aucun paillage et trop peu d’engrais verts) et laissent libre cours à l’érosion au à leur lessivage ; il suffit de parcourir un peu nos campagnes pour s’en rendre compte. La solution de l’agriculture actuelle est la fuite en avant : toujours plus de pesticides et d’engrais chimiques polluants dans nos nappes phréatiques, nos sols et notre air. Le refus de l’interdiction des néonicotinoïdes par nos sénateurs montrent bien l’étendue des dégâts…

Quelles modification de nos comportements ?

En nourrissant la terre et non les plantes, on nourrit cette faune microscopique si indispensable à notre survie. En une seule étape, on fait plusieurs choses :

  • Encourager la vie (n’oublions pas que les excès de pollutions font proliférer les déserts sur notre terre)
  • Lutter contre les effets du réchauffement climatique : en nourrissant correctement les terres, elles redeviennent une éponge durable et efficace pour lutter contre les inondations (un peu comme la végétalisation de nos maison !).
  • Stocker des tonnes de CO² : en favorisant la photosynthèse, on favorise le stockage de ce gaz à effet de serre.
  • Nourrir les plantes : indirectement (contrairement aux méthodes actuelles), par du compost ou toute autre nourriture naturelle non industrielle, une terre correctement nourrie favorisa la présence des fameux auxiliaires et mettra à disposition une nourriture de qualité pour toutes les cultures imaginables, Azote, Carbone, Oligo-éléments…
  • Recycler et baisser la quantité de déchets verts : en réutilisant tous les déchets naturels végétaux comme animaux…

Toutes ces actions sont essentielles à une vie petit à petit en accord avec notre environnement et notre planète-mère ! Mais pour arriver à cela (pas seulement dans les potagers, ce qui serait déjà une étape particulièrement importante !), il est nécessaire que les mentalités changent petit à petit, que la nature redevienne un élément essentiel de la vie de l’homme !

Comment nourrir la terre et non les plantes ?

Il ne s’agit pas de se focaliser sur les plantes uniquement. Un peu comme l’homéopathie cherche à s’attaquer à la maladie elle-même et non à ses symptômes, l’agriculteur doit chercher à nourrir correctement la terre. Une plante malade est un symptôme d’une maladie souvent plus grave qui se trouve dans la terre. Maladie cryptogamique, ravageurs… Pour s’en persuader, il suffit de comprendre la chose suivante : les maladies n’affectant qu’une seule variété de plante sont très rares, elles concernent la plupart du temps toute une famille : si vous plantez un légume de la même famille ou le même tous les ans, il aura toujours la même maladie ! (vive la rotation des cultures !)

Le jardinier amateur doit veiller à corriger les défauts ou carences de sa terre, pas celles de ses plantes, utiliser des engrais et amendements naturels et complets (comme le purin de consoude associé au purin d’ortie par exemple). Comme pour le corps humain auquel on doit donner une nourriture équilibrée pour qu’il puisse correctement lutter contre les agressions extérieures, une terre bien nourrie saura naturellement alimenter correctement ses habitants (faune comme flore) et combattre ses maladies. Une aide humaine pourra être utile (avec des purins, décoctions et autres huiles essentielles pour le jardin) mais rarement indispensable. Pour cela, veiller à une terre noire et non beige voire jaune (les terres sans vie sont jaunes). L’ouvrage « Une bonne terre pour un beau jardin » pourra aider le jardinier !

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