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Des fleurs au potager, quelle drôle d’idée !

Des fleurs au potager, quelle drôle d’idée !

Quelle incongruité ! Comment peut-on faire pousser des fleurs dans un potager ? Normalement, celui-ci est l’apanage des légumes et des fruits. Si on y voit des fleurs, c’est qu’il y a un problème… Soit les les légumes sont montés en fleurs et là, ce n’est pas forcément bon signe à moins que l’on ne souhaite produire ses propres graines ou pour les courgettes par exemple ; soit on s’est trompé de graines semées au départ… Dans tous les cas, dans une vision traditionaliste du jardinage, il y a un souci…

Car c’est là que le changement s’effectue. Dans une vision moderne et (un peu) originale des cultures au jardin (amateur bien entendu), les fleurs sont un bienfait et possèdent énormément d’avantages.

Le rôle des fleurs

La permaculture nous influence forcément, les lignes entre les espaces du jardin (plate-bandes, potager…) sont de plus en plus floues et indéfinies. Une sorte de joyeux capharnaüm ! Mais, derrière cet apparent capharnaüm, se cache en fait de savants agencements ! Les fleurs au potager participent de cet apparent dérangement mais sont en réalité une réelle source d’amélioration du rendement des plantes typiques du potager et de lutte contre les ravageurs ou les maladies classiques ou non. De même qu’une bonne rotation des cultures entre les différentes planches du potager est indispensable pour lutter contre les ravageurs ou maladies qui réapparaissent chaque année, les fleurs apportent réellement un plus au jardin. Il ne s’agit en aucun cas de prendre la place de légumes ou fleurs mais bien d’ajouter ça et là quelques fleurs dans un but bien précis…

Une amélioration des rendements

En aucun cas, ce domaine est composé de certitudes pour ce qui est du développement des rendements. Dans tous les cas, il est essentiel de mettre en place un certain nombre de tests et d’essais à valider ou non dans son propre potager. Aucune certitude n’est actuellement possible pour ce qui est de l’amélioration des rendements vue directement. L’exemple du basilic en fleurs à côté des tomates est avéré mais en aucun cas une certitude. Mais, la plupart du temps, les fleurs sont plantées pour d’autres raisons que le rendement. A l’inverse, l’effet des fleurs plantées à côté des légumes est bien réel sur les rendements des fruits et légumes. Mais indirectement…

La lutte contre les ravageurs

Les fleurs sont souvent employées principalement dans cet objectif-là. En effet, on a remarqué que certaines d’entre elles possèdent des qualités particulières pour repousser ou non les ravageurs au jardin. Grâce à cela, on évite les produits chimiques et industriels inutiles, chers et polluants. C’est une bonne habitude à prendre qui ne peut avoir que des bonnes conséquences !

Par exemple, on parle souvent des tagètes ou œillets d’Inde à cultiver au potager. Pour les hommes, ils ne sont que des fleurs agréables et très « graphiques », mais pour de nombreux insectes, ils sentent très mauvais ! Quelques œillets d’Inde un peu partout au jardin et les ravageurs passeront leur chemin (à noter que toutes ces méthodes biologiques sont soumises à des essais par forcément concluants et qu’il vaut mieux multiplier les techniques pour être certain de leur efficacité !).

Les soucis (calendula officinalis) ont aussi cet effet. Associer les 2 permet de mettre en place plus de diversité, tant visuelle qu’olfactive. Les soucis possèdent d’autres intérêts propres. D’un point de vue médicinal, les fleurs de souci sont comestibles et également utilisées pour produire un très bon macérat huileux en usage externe sur la peau. Les principes actifs des soucis sont très efficaces pour tout ce qui est rhumatismes, courbatures… L’effet anti-inflammatoire (plaies non ouvertes) n’est plus non plus à démontrer… Que d’avantages donc à utiliser cette plante miracle au potager !

Le basilic est également souvent utilisé au potager. Celui-ci n’est pas considéré comme une fleur mais une plante aromatique. On utilise les feuilles de celle-ci pour aromatiser certains plats souvent à base de tomates fraîches d’ailleurs. Dans le potager, le basilic a un effet inverse aux soucis ou tagettes. Il attire à lui les ravageurs, on les voit souvent couverts de pucerons et de coccinelles prêtes à les combattre (l’importance de l’encouragement de la biodiversité au jardin est telle que la nature se régule toujours toute seule). Et comme les ravageurs sont sur les pieds de basilic, ils ne sont pas sur les légumes ! Les 2 types de fleurs sont à utiliser complémentairement sans problème !

Tagète ou œillet d'Inde

Tagète ou œillet d’Inde

Un but mellifère et esthétique

Les légumes sont le plus souvent cultivés pour les fruits des plantes obtenus, pas pour leurs fleurs souvent insignifiantes, quoi qu’agréables comme toutes les fleurs. Les plantes-légumes attirent donc relativement peu les insectes pollinisateurs même si cela dépend évidemment, notamment dans les courgettes (fleur jaune dans un environnement vert). Si les plantes-légumes autogames existent bien, la nature a besoin de l’union entre une partie mâle et une partie femelle pour se développer. La plupart du temps, ce sont les insectes pollinisateurs comme les abeilles qui amènent involontairement le pollen mâle sur le pistil femelle. Ces insectes sont tout simplement indispensables au développement de ces plantes ! Dans cet objectif, les fleurs ajoutées au potager sont une aubaine, elles attirent les insectes et leur permettent de polliniser les fleurs des plantes du potager. Cet objectif se rapproche de ceux des engrais verts, plantes utilisées pour l’amendement, la protection du jardin. La phacélie, par exemple, pourra être plantée en culture intermédiaire (entre les plants) au potager ou en bordure de potager ou même dans une plate-bande de fleurs non loin de celui-ci.

fleurs au potager

Des fleurs au potager, à côté, un peu partout !

Et puis, sans toujours se prendre la tête, c’est joli les fleurs, non ? La vocation principale d’un potager n’est pas d’être beau mais, si c’est le cas, ce n’est pas un mal, non ?

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