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Le monopole pharmacologique sur les plantes : un autre scandale ?

Le monopole pharmacologique sur les plantes : un autre scandale ?

Actuellement, la période est particulièrement propice aux récoltes de plantes, fraîches ou séchées et aux récoltes de graines pour produire ses propres semences. Comme nous en parlions récemment, le jardin et plus globalement la nature regorge de trésors tous plus formidables les uns que les autres. A partir de plantes souvent dénommées « mauvaises herbes » ou de plantes plus connues et utilisées au jardin d’ornement comme au jardin potager, on peut facilement confectionner toute sorte de remèdes simples et d’extraits médicinaux à utiliser dans la vie de tous les jours : tisanes, décoctions, teintures-mère, huiles… On trouvera facilement achillée millefeuille, mélisse citronnelle, menthe, plantain, souci ou camomille… Un ouvrage comme 250 remèdes naturels à faire soi-même vous permettra d’apprendre très simplement à vous en servir utilement et simplement, à la ville comme à la campagne ou au détour de promenades campagnardes et de leurs récoltes intempestives… Tant pour ce qui est de traitements simples (facilitation de la digestion, amélioration de l’endormissement…) que de solutions un peu plus complexes (drainage rénal, fluidification sanguine, maux de gorge…), des plantes facilement trouvables un peu partout dans votre jardin ou dans la nature, cultivées volontairement ou non peuvent résoudre 1001 problèmes pour chacun !

250 remèdes naturels à faire soi-même

250 remèdes naturels à faire soi-même : un ouvrage très utile au quotidien !

Quel avantages à cette utilisation courante des plantes ?

Attention, nombre d’entre elles peuvent être dangereuses à utiliser ! Il est indispensable d’être certain d’avoir correctement reconnu la plante et de l’utiliser à bon escient avec un bon mode d’emploi ! Mais à partir de cette information cruciale, à partir de quelques lectures seulement, on peut se lancer dans l’utilisation raisonnée de quelques plantes !

Les avantages sont multiples :

  • Économiques : la nature est gratuite ! Tout médicament non acheté se révèle donc être une économie, même faible quoique, par exemple, les maux de gorge en hiver sont monnaie courante…
  • Sanitaires : dans les plantes, on trouve des molécules naturelles souvent différentes de celles des médicaments. Ces molécules, bien utilisées, sont rarement suivies d’effets secondaires contrairement aux médicaments des grands groupes pharmaceutiques.
  • Écologiques : la production de produits pharmaceutiques en laboratoire est particulièrement polluante (n’oublions pas tous ces emballages et déchets… !).
  • Humains et logiques : la nature nous propose des solutions à portée de main ; pourquoi les bouder ? Et mettre en place un gaspillage considérable ne servant quasiment qu’à engraisser les actionnaires de grands groupes (le groupe Bayer n’a pas fusionné tout récemment avec Monsanto pour la beauté d’une allée désherbée au glyphosate du Round-up…). Il ne faut pas oublier que l’homme n’est qu’un élément de la nature et que, sans elle, il ne peut vivre. La connaissance et l’utilisation de la nature sont donc des évidences humaines et logiques.
boite achillée

Achillée millefeuille séchée

Où est finalement le scandale ?

En 1941 a été supprimé le diplôme d’herboriste. Il n’a pas depuis été réhabilité. Tout au plus, quelques informations sont données dans les cours de pharmacologie. Cela signifie qu’un savoir considérable se perd petit à petit, les derniers diplômés d’herboristerie sont maintenant morts et les pharmaciens sont de moins en moins formés quant à la reconnaissance et l’utilisation de champignons et de plantes à visées médicinales. Aujourd’hui, une liste d’environ 150 plantes définit celles qui peuvent être vendues en dehors du cadre pharmacologique. Toutes les autres doivent l’être par des pharmaciens, il est interdit de vendre par un autre biais les milliers d’autres variétés et espèces utiles à notre santé.

A cette époque, la pharmacologie était naissante et il n’y a qu’un pas pour penser que l’influence de lobbies a été plus que prépondérante. Sans penser forcément à mal, les connaissances et les pratiques des herboristes se sont aujourd’hui perdues et le regard des citoyens a été tourné vers les productions des grands laboratoires pharmaceutiques et industriels.

On peut également clairement faire le lien avec le scandale des graines non reproductibles. Même s’il est nettement plus difficile de concocter un remède à base de plantes prélevées dans la nature que de récupérer et replanter quelques graines, le principe est exactement le même : une volonté délibérée de limiter les libertés humaines dans un objectif purement financier et de profit personnel…

Un retour à la mode des plantes ?

La mode du naturel a ça de positif qu’elle remet au goût du jour un certain nombre d’habitudes anciennes et de connaissances un peu oubliées. Comme on a tout à gagner à remplacer le polystyrène isolant par un isolant bio-sourcé (chanvre, ouate de cellulose, laine de bois, coton…) ne serait que pour la durée de vie de la construction ou à utiliser des extraits fermentés de plantes à la place d’engrais chimiques et industriels, on a tout à gagner à utiliser les plantes que l’on a autour de soi pour les « bobos de tous les jours » (attention : un cancer ou autre affection lourde ne se soignera pas avec des plantes, elles peuvent aider mais il ne peut être fait l’économie d’un médecin allopathique classique !).

Cette mode remet alors au goût du jour les avantages de telle ou telle tisane ou de tel ou tel macérat (ou huile solarisé)… Mais il ne s’agira pas pour autant de répondre à cette mode et d’oublier tout dans quelques années mais bien de remettre sur les rails un certain nombre d’habitudes trop vite oubliées… Pourquoi en faire l’économie ? Les plantes et plus globalement la nature et son fonctionnement sont tellement passionnantes…

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