L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

« L’urgence de ralentir » ou la promotion de solutions solidaires, écologiques et responsables au quotidien

« L’urgence de ralentir » ou la promotion de solutions solidaires, écologiques et responsables au quotidien

Actuellement, sur Arte +7, il est possible de visualiser un documentaire « L’urgence de ralentir » très intéressant sur la question d’une société mondiale à 2 vitesse ; la première, celle de la finance et de l’économie capitaliste mondiale dans une perpétuelle fuite en avant et la seconde, celle d’un retour progressif au temps de l’homme, animal au sein d’un monde rythmé par la nature. La première est historiquement celle qui domine le monde mais la seconde a le vent en poupe et les initiatives allant en son sens se multiplient. L’idée principale est que la société capitaliste et ultra-libérale dans laquelle on vit se développe désormais dans un temps hors de l’homme, nettement plus rapide, celui des ordinateurs allant toujours plus vite. A l’inverse, l’homme moderne ne peut plus suivre et se rend petit à petit compte que cette façon de vivre oublie et laisse de côté le principal : l’homme existe et doit grandir et se développer dans son temps, propre à sa nature et à son environnement naturel pour son épanouissement personnel. Le monde va trop vite… (sur une thématique très proche, à voir également le documentaire « Avant le déluge »)

Les contributions à cet effort de transition vers un monde à la hauteur de l’homme sont multiples mais toutes ont un point commun : l’homme et son adéquation avec la nature environnante.

Des contributions solidaires et sociales

Partout, le système économique global laisse des millions de personnes de côté. Une infime partie de la population mondiale s’enrichit de manière gargantuesque alors que la presque totalité de la population mondiale s’appauvrit… La crise financière et économique de 2008-2009 est aujourd’hui révolue mais les erreurs qui y ont mené n’ont absolument pas été retenues. La situation d’aujourd’hui est pire que juste avant cette crise mondiale.

Toutes les organisations alimentaires ou sanitaires mondiales, petites comme grandes, à destination des plus pauvres sont débordées de personnes faisant appel à elles mais, parallèlement, les membres bénévoles voulant y travailler et sortir du fameux « métro-boulot-dodo » sont également de plus en plus nombreux. La révolte s’organise petit à petit. Le discours souvent entendu est « un jour, j’aurais moi-même peut-être besoin de ces services alors… ». Cet élan solidaire remarquable est à mettre au crédit de tous.

De plus en plus, on se rend compte que la nature peut offrir gratuitement tellement de services (énergétiques avec l’énergie solaire, l’éolien, la biomasse ou l’hydroélectrique, alimentaires…). L’homme se réapproprie alors celle-ci pour l’offrir à son prochain. Les énergies renouvelables n’ont aucun coût de fonctionnement, uniquement un coût technique de départ et un très faible entretien, rien à voir avec le coût exorbitant des énergies fossiles ou nucléaire, en outre polluantes et dangereuses… Les « incroyables comestibles » fournissent de la nourriture gratuite et de qualité à chaque coin de rue.

Des contributions sanitaires et écologiques

La permaculture (le documentaire prend l’exemple de la ferme du Bec Hellouin) est une de ces initiatives alliant logique non conventionnelle, évidence écologique et naturelle et objectif scientifique valable. La permaculture est une philosophie alternative d’agriculture de masse, permettant une rentabilité aussi importante si ce n’est plus sur moins de terrain mais produisant une agriculture de qualité, sanitairement optimale pour le consommateur, responsable écologiquement et en harmonie profonde avec l’environnement. L’agriculture biologique est tout autre (aujourd’hui, le label européen AB est ballotté entre le choix d’une moindre qualité mais plus facilement accessible et celui d’une exigence renforcée) mais rejoint la permaculture sur le volet « sanitairement responsable » de son développement.

Les scandales alimentaires en France, les scandales sanitaires mondiaux, les risques accrus de pandémie dus aux mode de productions alimentaires mènent petit à petit à un changement des mentalités. De plus en plus, on se rend compte que l’alimentation est essentielle pour une bonne santé. Les gens ne veulent plus manger cette nourriture stéréotypée et industrielle qui ne les mènent nulle part et ne leur apportent rien de bon… Les grandes firmes multinationales comme Bayer-Monsanto ou Syngenta cherche à posséder ce patrimoine mondial que sont les semences, origine de la nature et d’une alimentation pérenne, le scandale des semences non reproductibles a de beaux jours devant lui.

La permaculture est une réponse à cela, permettant d’allier, produits de qualités, production économiquement et écologiquement responsable et travail humain. La gestion des semences et leur récupération conforme au cycle vital de la nature est un des points essentiels de la permaculture mais loin d’être le seul.

Des contributions financières et finalement… logiques !

La remise au goût du jour de méthodes simples et éconologiques de gestion et récupération des semences biologiques (et les graines de radis ?), ce qui permet d’éviter de racheter tous les ans des semences annuelles, est en soi un acte militant visant à restreindre l’étendue de l’impact de ces géants de l’agro-alimentaire…

Côté finances, de plus en plus de solutions sont proposées. La Nef, partenaire entre autres d’Enercoop, est une banque solidaire qui fait travailler notre argent dans des projets solidaires, sociaux, écologiques et culturels. Sa gestion est transparente et on peut soi-même contribuer à ces projets tout en faisant fructifier son argent sur des comptes d’épargne plus classiques. Au lieu de déposer son argent dans des banques dont on ne sait rien de ce qu’elle fait avec notre argent, autant le faire travailler pour des projets solidaires et écologiques intelligents et locaux, non ?

Finalement (et c’est une des conclusions du documentaire), c’est, le plus souvent, une question d’évidence et de cohérence que de donner un vrai sens à nos actions au quotidien. Et cette logique évidente est en totale adéquation avec la logique éconologique qui nous pousse à « faire notre part » et à la faire du mieux possible en fonction du monde dans lequel on vit !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *