L'éconologie à la maison !

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Annuelles, vivaces et autres…

Annuelles, vivaces et autres…

Le vocabulaire du jardinage n’est pas très développé. Tant que l’on n’aborde pas les questions botaniques… Le jardinage est depuis longtemps entré dans les mœurs des gens. Si bien que tout le monde connaît ses basiques… Tous le vocable ? Non, probablement pas… Arrêtons-nous sur des termes largement employés mais dont il n’est pas si simple de connaître le sens. Les plantes suivent les saisons, elles. Il est essentiel de comprendre qu’une année (n’oublions pas que la base calendaire de l’homme est une donnée naturelle, le temps que met la terre pour faire un tous complet autour du soleil…) recouvre un cycle complet pour une plante. Le plus souvent, elle est semée au printemps pour pousser et fleurir en été et mourir en automne ou au début de l’hiver. Mais, bien entendu, les cas différents sont nombreux…

Les plantes annuelles et bi-annuelles

Tout simplement, les plantes annuelles effectuent leur cycle en 1 année. Elles naissent, vivent et meurent lors de cette échéance. C’est le cas de la plupart des plantes. Les plantes bi-annuelles effectuent leur cycle en 2 ans. Elles sont semées pendant la première année (souvent en été) et commencent à se développer (souvent sous terre dans un premier temps). L’hiver stoppe leur développement et elles passent alors l’hiver au chaud sous terre. Elle reprennent alors de plus belle au printemps suivant et meurent souvent à l’été ou l’automne suivant. C’est plus finalement une question de maturation lente que de cycle plus long que la biannualité.

Les plantes annuelles ou bisannuelles doivent être resemées tous les ans. C’est leur « inconvénient ». La meilleure solution, du moins la plus éconologique, c’est de récupérer ses propres semences de ces plantes dans la dernière phase de leur vie, après la floraison, juste avant leur sécheresse (ou mort) complète. A moins d’acheter régulièrement des graines mais en évitant des graines F1

Des annuelles immortelles ?

Bien souvent, certaines plantes se resèment naturellement d’une année d’une l’autre. Ce peut être le cas de plantes vivaces mais également d’annuelles qui ont fait des graines capables de s’enfouir sous terre et de résister aux rigueurs hivernales. Ce ne sont pas pour autant des plantes vivaces ! Cela peut arriver dans la nature où dans un jardin que l’on manipule peu (volontairement ou non). L’effet est très proche de plantes vivaces mais ce n’est pas la même chose.

Les plantes vivaces

Les plantes vivaces sont des plantes à cycle différent. Elles sont différentes et nettement plus résistantes que les annuelles. Inutile de replanter des graines tous les ans, les plantes vivaces « survivent » pendant l’hiver et trouvent une sorte « d’hibernation » avant de reprendre l’année suivante. C’est le cas des fraisiers par exemple… On les sème ou repique une fois et c’est bon pour plusieurs années !

A noter que « vivace » ne signifie pas « immortelle ». Toutes les plantes sont comme les animaux, elles naissent, vivent et meurent… Mais vivent simplement plus longtemps et sont plus résistantes (on estiment que les fraisiers donnent nettement moins à partir de 4 ans) !

La rusticité

Cette résistance au froid hivernal se nomme la « rusticité ». Certaines plantes sont mieux habituées au froid et ne meurent pas en hiver. On parle d’une « bonne rusticité » ou d’une « mauvaise rusticité »… Les ouvrages de vulgarisation botanique donne souvent une température minimale en dessous de laquelle la plante meure, sur les fiches des plantes.

Attention ! Pour autant, aucune plante ne saurait vivre en hiver. Certaines sauront simplement hiberner mais elles fonctionneront au ralenti, comme un plongeur eu eaux profondes saura baisser son rythme cardiaques et ses besoins physiologiques.

Rentrer ses plantes en hiver

Cette habitude se pratique depuis longtemps, notamment lorsque l’on possède des plantes en pot que l’on peut rentrer dans un « jardin d’hiver ». C’est le cas pour des plantes vivaces mais peu rustiques, qui craignent les rigueurs hivernales. Elles vont alors survivre au chaud, à l’intérieur. Il ne s’agit pas pour autant de chauffer son intérieur (mais simplement d’y maintenir une température minimale hors gel, souvent entre 6° et 10° ;les apports solaires passifs hivernaux sont souvent suffisants) car, dans ce cas-là, il s’agira de plantes d’intérieur ne répondant plus vraiment aux même principes naturels…

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