L'éconologie à la maison !

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Témoignage : Je fais installer un poêle à bois chez moi

Témoignage : Je fais installer un poêle à bois chez moi

Le système de chauffage de la maison était, à notre arrivée, nettement trop polluant, cher, consommateur et même trop ancien. Le chauffage est, même si notre utilisation est très économe, un gouffre financier considérable, comme chez beaucoup. La chaudière va bientôt avoir une quinzaine d’année et le combustible est du fioul. Vous avez pu voir dans d’autres billets que le fioul est quasiment la pire des énergies…. Pour autant, il faut relativiser, d’autres situations sont bien pires… Nous avons donc cherché à modifier le système de chauffage à moindre frais. La solution du bois s’est vite offerte à nous et était quasiment évidente vu la configuration de la maison et notre situation géographique… Non pas que nous possédons une forêt mais on peut trouver dans la région du bois de qualité à des prix tout à fait raisonnables (de l’ordre de 60 euros le stère de bois en 33 cm livré). Un poêle à bois bûche a donc été la solution vers laquelle on s’est dirigé…

poêle à bois-bûche

Le poêle à bois

Les avantages de cette solution

Vous avez pu lire différents articles sur ce blog sur les avantages du bois. Le bois est une solution renouvelable à long terme (même si actuellement nos forêts subissent une pression de plus en plus importante et qu’une vraie politique du bois et de ses replantations est urgemment attendue !), moins polluante que les énergies fossiles, nettement moins chère et (surtout ?) potentiellement locale ! Je mets un bémol sur la question de la pollution à court terme : il est essentiel d’utiliser un appareil récent, de bonne qualité (fuir les offres des magasins de bricolage avant la saison de chauffe) et qui possède peut-être même un label (flamme verte ?). Celui que nous avons fait installer n’en possède pas mais est de fabrication allemande (la marque n’a donc pas fait passer ce label à ses produits) et possède la certification allemande équivalente (DIN+). Le bois est une solution dans l’absolu polluante mais possède un avantage de taille : il stocke toute sa vie du CO² et le relâche lorsqu’il meurt, avantage indéniable face aux énergies fossiles. On le dit donc neutre en CO² mais les autres polluants (particules, souffre…) sont bien présents (d’où l’intérêt d’avoir un système récent à double-combustion où les gaz sont brûlés une 2ème fois !).

La ressource est (potentiellement… on peut toujours acheter du bois qui vient de l’autre bout du monde, sans aucune cohérence ni logique…) locale et c’est un énorme avantage en terme d’économie locale et de développement sociétal ! Le bois commandé à un exploitant à une dizaine de kilomètre est du hêtre ou du chêne qui a séché pendant environ 2 ans et qui émet un son clair quand on frappe une bûche contre une autre (indice d’un bois sec). Le hêtre est un bois dur qui mettra plus de temps à brûler et dont le pouvoir calorifique (chaleur dégagée) est nettement supérieur à celui d’arbres résineux par exemple. Un séchage de 2 ans est un minimum pour atteindre un taux d’humidité inférieur à 20% et donc mieux brûler, moins polluer et moins laisser de résidus dans le conduit d’évacuation et dans le poêle.

Pourquoi pas des granulés ?

Les granulés de bois ou pellets sont une très bonne solution pour une utilisation différente d’un poêle à bûches. Encore poins polluants et avec un pouvoir calorifique nettement supérieur, la solution « granulés de bois » possède l’énorme avantage de l’automaticité. Un poêle à granulés ou une chaudière peut entièrement être paramétré pour s’allumer aux heures souhaitées, ni plus, ni moins. Grâce à un réservoir de granulés, l’autonomie est de 2 ou 3 jours au minimum. Cet énorme avantage est indéniable si l’on se penche uniquement sur ce point de vue pratique et court-termiste. Il est vrai que le poêle à bois-bûche oblige à des recharges régulières et un minimum d’entretien, ne serait-ce que pour nettoyer les poussière autour du poêle.

Mais cela a un coût ! La plupart des poêles à granulés sont aujourd’hui électriques. Cette régulation demande donc une source électrique ; faible mais bien réelle (l’avantage « fonctionne même si le courant est coupé ou indisponible » pour le poêle à bois-bûche est indéniable). Les poêles à granulés fonctionnant sans électricité sont aujourd’hui moins performants ou plus chers ou… De plus, le prix de revient entre un poêle à bois et un poêle à granulés est nettement différent ! Le poêle est déjà nettement plus cher (bourré d’électronique) et les pellets s’échangent au moins à un tiers du prix en plus pour le même pouvoir calorifique ! Une solution nettement moins abordable donc !

Ma situation personnelle fait que je peux facilement recharger en journée si besoin et même recouper des bûches trop grosses… La solution n’a donc pas été difficile à trouver !

Les économies espérées…

Avant le poêle, le chauffage nous coûtait environ 1000 litres de fioul à l’année + le contrat d’entretien de la chaudière puisque nous ‘avons pas payé la chaudière elle-même. Vu le prix du fioul fluctuant (très avantageux sur les 2 dernières années, mais en pleine hausse actuellement), il est clairement préférable de parler en litres consommés et non en euros dépensés. 1000 litres à l’année, c’est peu mais suffisant pour atteindre une température de consigne de 19° en journée dans une maison récente en plaine.

Une première estimation sera possible à la fin de l’actuelle saison hivernale (en avril prochain). Pour l’instant, on peut estimer à 70% l’économie de fioul recherchée est espérée. Une belle économie de polluants pour la planète ! Mais on verra bien ! Côté économies financières, si on arrive à cette économie de fioul et si on se base sur une moyenne de dépenses de ces dernières années avec un chauffage 100% fioul de 1000 euros /an, cela devrait nous coûter 300 (70% de 1000) + 8 stères de bois /an = 60 * 8 = 480 > 780 euros, une bonne économie de plus de 20%… Mais on verra bien avec des chiffres plus affirmés…

Un chauffage doux mais pas sans dangers !

Comme toute production d’énergies (mis à part éventuellement les énergies renouvelables), un certain nombre de précautions est à prendre tout de même. « Le feu, ça brûle » dit le célèbre adage, il est donc essentiel d’expliquer les dangers liés à cela et de prendre les précautions nécessaires ! Installer des détecteurs de fumées et de monoxyde de carbone (gaz inodore et incolore mortel) s’avère être le minimum que l’on puisse faire !

détecteur de CO

Un détecteur de CO (monoxyde de Carbone) fraîchement installé !

En attendant, il est remarquable de se rendre compte que la chaleur de radiateurs et la chaleur d’un poêle ne sont pas du tout les mêmes, sans oublier l’odeur du bois (différente sur un poêle à granulés) et le spectacle des flammes qui dansent. Le chauffage au bois (même si le poêle est un complément) est un chauffage doux dont on comprend les ressorts, qui est directement visible, simple à apprécier ! La dimension locale de l’approvisionnement en combustible ne fait qu’améliorer ce sentiment d’être acteur d’une transition tant sociale, humaine qu’environnementale !

Et maintenant ? Quelques conseils pour utiliser au mieux son poêle ? Un coffrage du poêle en briques de terre crue ou de terre cuite pour en améliorer l’inertie thermique ? A suivre…

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