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Les différents types de terre

Les différents types de terre

La permaculture part habituellement d’une période plus ou moins longue d’observation du contexte dans lequel on va évoluer. Cela signifier que les jardiniers permaculteurs vont passer un certain temps à observer le terrain, sans « mettre la main à la pâte », dans lequel ils se trouvent et dans lequel ils vont jardiner. Cette observation permet de découvrir les forces en présence, les avantages et inconvénients du lieu, le type de terre, la météo et le climat local, l’environnement direct et plus lointain, les orientations solaires et du vent… Ensuite viendra le design du jardin ou du terrain selon ce que la personne veut en faire. Chaque élément de cette observation a une importance réelle dans la réussite du projet et, même s’il est impossible de tout prévoir, cela permet d’éviter des écueils…

Le type de terre que l’on a sa disposition est un de ces éléments. On ne cultive évidemment pas les mêmes choses selon que l’on a une terre basique (calcaire) ou acide, pauvre ou riche. Il n’empêche que ce propos est à nuancer car la nature possède une étonnante faculté à « déjouer les pronostics » et à s’adapter un peu à tout !

Les plantes bio-indicatrices

Prenons l’exemple de quelqu’un qui s’installe dans un lieu nouveau. Il ne connaît pas du tout la situation locale. Il va donc se renseigner et observer. Premièrement, il va simplement se fier à se qui pousse dans son jardin. L’idéal est de tout enlever (faucher), mettre au compost et observer ensuite ce qui pousse. Mais cela prend du temps. Cela dépend donc de la situation… Habituellement, la solution trouvée se situe entre le fauchage complet et pas de fauchage du tout selon la hauteur de pousse du lieu.

Les débuts d'un jardin

Les débuts d’un jardin

Certaines plantes donnent des informations sur le type de terrain, s’il est par exemple chargé en nitrates (Azote) ou non. La renoncule rampante va par exemple être le signe d’un sol hydromorphe (tellement d’eau dans la terre que l’oxygène de la vie microbienne aérobie manque).

La renoncule rampante

La renoncule rampante

Le plantain pousse également dans ce type de sol. Le rumex est indicateur d’un sol asphyxié (trop de nitrates et un vrai problème d’hydromorphisme)…

Quelques tests simples

Ensuite, pour aller un peu plus loin, on peu chercher à connaître le ph de sa terre, acide ou basique. Un premier test simple et presque gratuit consiste à verser un peu de vinaigre blanc sur la terre à différents endroits. Si la terre se met à « faire des bulles », la terre, à l’endroit du test, est calcaire (le vinaigre est acide et la réaction des 2 opposés donne une réaction chimique de ce type). Sinon, elle est neutre à acide.

En parallèle, on peut faire le test de la boule de terre, complètement gratuit celui-là. Prenez simplement un peu de terre de votre jardin à différents endroits et faites-en une boule. Selon le taux d’agglomération de la boule, vous aurez une terre sableuse (pas ou peu d’agglomération), une terre limoneuse (agglomération moyenne) ou argileuse (un vrai boudin ou boule !). Juste après de bonnes pluies, n’hésitez pas sortir et observer si la terre semble gorgée d’eau ou non : si vos bottes restent collées, la terre retient assez d’eau pour faire de la boue compacte, c’est plutôt le cas de terres argileuses (les argiles retiennent l’eau et les éléments nutritifs, le sable, plus gros, a du mal).

Les testeurs de ph

Très vite, vous voudrez aller plus loin, pour savoir par exemple, quels amendements apporter votre terre… En jardinerie spécialisée, dans les graineteries voire dans certains magasins de bricolage, on trouve des kits de test de ph, simples d’utilisation et peu chers au vu des bénéfices que cela peut apporter, un bon investissement somme toute !

Il s’agit la plupart du temps de simples languettes qui réagissent à une solution composée d’eau et d’un échantillon de terre de votre jardin en une certaine couleur selon le ph du sol. Dans le kit, on trouvera également des informations sur comment lire correctement ces couleurs.

Un kit de test vendu dans une graineterie bio en ligne

Un kit de test vendu dans une graineterie bio en ligne

Les analyses en laboratoire

Bien plus efficace mais également bien plus onéreux, il est toujours possible de faire analyser très précisément sa terre, toutes ses qualités et inconvénients, sa richesse ou pauvreté… Cela se passe la plupart du temps sur le web et il faut envoyer à un laboratoire différents échantillons de son sol. Cette solution, d’une centaine d’euros minimum, n’est pas à conseiller pour un simple jardin mais pour des installations déjà nettement plus conséquentes.

Une terre riche et une terre pauvre

Une terre riche sera composée de nombreux éléments nutritifs et sera logiquement un bienfait pour commencer un potager. Pour autant, attention à ce que les apports ne soient pas déséquilibrés. Les terres riches en azote (près de champs cultivés souvent) sont parfois carencées en phosphore ou potasse et suralimentées en nitrates. Il s’agira donc d’observer ce qui pousse et comment ça pousse avant de rendre des conclusions.

Une terre pauvre est, à l’inverse, souvent plus difficile à cultiver. Pour autant, pleins de choses sont à faire et de nombreuses plantes poussent même en terre pauvre !

Dans la plupart des cas et même pour une terre riche, il sera indispensable de prévoir des amendements corrects et réguliers. Les coups de fouet comme le purin d’ortie sont très utiles mais d’autres amendements seront recommandés car plus lents à se décomposer et d’infiltrer dans la terre ! Les cultures de légumes demandent des éléments nutritifs bien précis, certains plus que d’autres (les cucurbitacées sont très gourmandes !). La consoude peut être considérée comme un amendement généraliste équilibré très utile au jardinier ! Un bon paillage qui se décomposera, un apport régulier de compost…

Une terre acide et une terre basique

Les meilleures terres (mais on l’a dit, la nature est seule maîtresse de ce qui pousse et ne pousse pas) ont leur ph qui se situe entre 6 et 7. Certaine plantes comme les camélias, rhododendrons ne poussent que dans une terre à ph légèrement inférieur (4 à 5), c’est pourquoi on conseille la terre de bruyère, naturellement acide, comme amendement. A l’inverse, un bon nombre de plantes aiment à se développer dans un sol calcaire comme les achillées, chèvrefeuille…

achillée millefeuille

L’achillée millefeuille

A l’inverse de la terre de bruyère, les cendres de bois peuvent être un bon amendement. Naturellement riche en potasse, les cendres de bois, au ph naturellement basique, de votre poêle à bois tout récemment installé sont un bon amendement en faible quantité. En quantité plus importante, elles peuvent modifier le ph du sol, attention de ne pas en mettre trop (les conséquences pour la vie du sol peuvent être importantes) !

cendres bois

Après filtration, 2 poignées par m² constitue un bon apport en potasse !

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