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Et les maisons des années 1990-2000 ? Questions de thermique et de construction…

Et les maisons des années 1990-2000 ? Questions de thermique et de construction…

On en parlait il y a peu dans l’article « Maison ancienne ou maison neuve ? », on parle beaucoup actuellement des maisons anciennes à rénover ou de maisons neuves à construire. Mais les maisons construites dans les années intermédiaires avec pas ou très peu d’isolation thermique, on en parle très peu. Le peu d’isolation que l’on y trouve fait qu’elles ne sont pas prioritaires à rénover. Et on le comprend bien ! Elles sont pour autant très différemment construites par rapport aux maisons anciennes, les techniques constructives ont nettement évoluées. Pourtant, le peu d’isolation que l’on y trouve sert de cache-misère car l’étanchéité à l’air y est le plus souvent complètement absente et l’épaisseur d’isolant est tellement faible que cela ne sert quasiment à rien ! Quant à l’inertie thermique, elle y est affaiblie car les nouveaux matériaux utilisés sont nettement plus léger (moins cher, plus faciles à utiliser mais nettement moins pratiques pour l’utilisateur ! Des maison industrielles quoi !).

PLP et techniques constructives grossières

Le plus souvent, le fameux triptyque PLPa été utilisé : parpaing – laine de verre – placo. On parle là de la constitution des murs comme on le faisait dans les années 70. La variation des années suivantes à peine plus efficace que l’on trouve souvent concernant les murs est : briques – placostyrène (ou placoplâtre – polystyrène collé). Plus fins, ces murs sont à peine mieux isolés pour un peu moins d’inertie thermique ; rien de très différent somme toute !

Les charpentes en fermettes ont remplacé les charpentes traditionnelles et permettent un gain de vitesse et de matériaux, tant quantativement que qualitativement important ! Quelques centimètres de laine de verre ont pu être posés dessus, laine de verre qui, au bout d’à peine quelques années, se tasse et perd ses qualités isolantes…

Bref, vous l’aurez compris, l’industrialisation de la construction de maisons d’après-guerre n’a pas eu que des avantages. Les industriels ont trouvé petit à petit un rythme de croisière tant au niveau des matériaux nouveaux que de l’optimisation des processus de production. Mais les habitants des maisons n’ont eux trouvé presque que des inconvénients à cela : des maisons peu efficaces, peu solides, peu confortables, polluantes et polluées, générant nombres d’addictions et allant clairement dans le sens de la société de consommation actuelle… Ces évolutions se clairement faites au détriment des « consommateurs » pour le bien des sociétés capitalistes, de leur fonctionnement et de l’économie de marché. En France, ces maisons ont été (peu) pensées pour être chauffées par des radiateurs électriques dont on avait besoin pour compenser les centrales nucléaires construites en excès, c’est bien de ça dont on parle le plus actuellement !

Les lacunes de ces maisons et leurs avantages

On l’a dit, l’inertie thermique y est nettement moins présente que dans une maison en pisé avec des murs de 40 ou 50 cm de largeur. Quelques parpaings ou brique creuses ne peuvent clairement rivaliser… Pas de mur de refend central dans la maison non plus. Les planchers de RDC comme dans les étages sont très « light » et ne peuvent pas supporter de gros poids ; adieu les poêles de masse, pourtant rudement efficaces à chauffer une maison ! La solidité du fameux placo est vraiment dérisoire, : pas plus de 15kg supporté par vis !

Niveau isolation thermique, on n’a pas grand chose non plus, les matériaux utilisés, quand il y en a, sont très mauvais : isolants minéraux ou isolants synthétiques qui n’ont pour eux que leurs qualités isolantes correctes à bonnes. Mais la faiblesse de l’épaisseur fait le reste !

Quant à l’étanchéité à l’air…

Un avantage tout de même : sur cave, vide d’air ou terre-plein, les semelles en béton des fondations de la maison sont solides et ont apporté beaucoup de stabilité et d’efficacité quant à la gestion des remontées capillaires. Même pour des maisons modernes et neuves, à ossature bois par exemple ou sur pilotis, il est aujourd’hui difficile de s’en passer…

Est-il possible d’améliorer ces maisons ?

Oui, bien sûr ! Mais chaque modification dans la structure de la maison pourra entraîner de gros désagréments gênants voire catastrophiques, il est donc indispensable de penser ces modifications intelligemment avec des bureaux d’études et des architectes qualifiés (et l’aide d’un conseiller info-énergie, ça va de soi !).

Comme on l’entend dire le plus souvent, l’isolation thermique est essentielle à travailler en priorité. Si l’isolation thermique est difficile à revoir en ce qui concerne le sol de la maison en rénovation, ce n’est pas forcément là que se font le plus de pertes (5% à 10%). En priorité, on travaillera sur l’isolation thermique de la toiture ou posée sur le plancher des combles. Comme l’air chaud est plus léger que l’air froid, il monte et doit alors être correctement retenu (25% à 30% des pertes). On veillera à déposer l’ancien isolant, surtout si ce ne sont pas les mêmes (laine de bois remplaçant de la laine de verre par exemple) matériaux utilisés et à utiliser une épaisseur suffisante (40 cm d’un isolant bio-sourcé au lambda de 0,040…) ! Les murs et menuiseries doivent être vus ensuite. Dans ce cas, 2 solutions s’offrent à nous, ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur) ou ITI (Isolation Thermique par l’Intérieur), petit à petit ou tout en bloc selon les possibilités de chacun. En ce qui concerne les menuiseries, on pensera à du triple vitrage dans les pièces au Nord ou du double-vitrage avec gaz Argon (inerte et isolant) au minimum ailleurs dans la maison. Mais tout ceci ne sont que des pistes et doit être travaillé avec un professionnel qualifié (RGE pour profiter des aides de l’état) et une vraie étude thermique de la maison, de ses besoins et des objectifs à atteindre. Chaque cas est différent et la maison peut également posséder des avantages du point de vue de son orientation, de son exposition au vents… On travaillera ensuite à installer des énergies renouvelables pour le chauffage de la maison (bois, énergie solaire, énergie éolienne, biomasse…).

Une bonne rénovation est celle qui allie une véritable amélioration de d’efficacité énergétique et thermique mais également et presque surtout un véritable confort dans la maison (éviter les parois froides, bien diffuser la chaleur, penser au confort d’été…). Une maison est un lieu d’habitation pour tous, un refuge dans laquelle la modernité et les connaissances scientifiques doivent rentrer ! La technicité pour elle-même n’apporte rien si elle n’est pas reliée à un bénéfice réel pour la vie de tous les jours des habitants de cette maison. Le travail de planification de ces travaux de rénovation doivent donc intégrer ces questions de confort d’habitation et de qualité sanitaire (plus vous isolez, plus vous devez penser au renouvellement d’air et à la ventilation de votre habitation !).

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