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Préparer son potager à partir d’une bonne observation de la nature !

Préparer son potager à partir d’une bonne observation de la nature !

L’hiver touche bientôt à sa fin et les jardiniers amateurs trépignent d’impatience avant se se jeter à corps perdu dans leur passion. Mais les étapes de préparation de son jardin et de son potager ne doivent pas pour autant être prises à la légère. La patience est une vertu, véritable alliée du jardinier !

Si l’on plante trop tôt, c’est la cata ! Mieux vaut prendre son temps et observer la nature ! D’ailleurs, l’observation de la nature est l’un des préceptes fondamentaux de la permaculture ! A quel moment est-ce le mieux, comment se préparer à un dernier « coup de froid »… Nombre de questions que l’on se pose tous !

Pas de semis trop tôt !

L’équipement du jardinier amateur varie beaucoup. Certains sont équipés de serres chauffantes avec lumières intégrées alors que d’autres constatent amèrement que leur garage atteint péniblement les 5° la nuit et est finalement peu éclairé… A partir d’avril, lorsque l’on peut sortir les semis toute la journée pour profiter des douceurs printanières et d’une bonne luminosité, c’est déjà mieux ! L’équipement a donc beaucoup d’importance et mieux on est équipé, plus on peut commencer tôt ses semis ! Quoi que… Lorsque les semis seront sortis de terre, ils vont vouloir être replantés et là, même chose, si c’est trop tôt… ça n’aura pas servi à grand chose ! A moins d’avoir une serre ! Et on en revient au même, l’équipement et l’argent que l’on pourra investir dans sa « passion » !

Pour autant, les « pauvres » ont régulièrement de nombreux succès. Et, pour cela, la patience est essentielle ! En godet récupérés avec de la terre de semis home-made faits en avril (souvent nettement plus nutritif, sans « cochonneries » et sans amoindrir les tourbières), simplement sortis le matin et rentrés le soir afin de profiter des douceurs printanière et de la lumière du jour, les semis sont souvent nettement mieux armés car plus résistants et plus forts. Car c’est bien là la différence : une bonne croissance des plants est souvent un gage d’efficacité et de productivité.

Alors, y-a-t’il une « guerre » entre ces 2 systèmes ? Non, pas pour autant. Il faut, en observant la nature, bien comprendre que chaque chose doit être faite en son temps, pas trop tôt mais cela reste une passion et l’on fait comme on peut !

La préparation du jardin et potager

A la sortie de l’hiver, nombre de choses sont à faire au jardin et permettent de « patienter ». Il est indispensable de préparer les zones du jardin et du potager qui seront ensemencées ou plantées. Désherber, ranger, prévoir le « plan » du jardin et potager… Pour cela, beaucoup font le choix de bêcher leur terre. Erreur ! On peut lire un peu partout que c’est une mauvaise habitude et les époux Bourguignon, sommités dans le monde de la microbiologie des sols et de son fonctionnement, expliquent très bien sur leur vidéos trouvables sur internet que retourner un sol, c’est bouleverser complètement les habitants de ce sol et mettre ce qui doit être dessous sur le dessus et inversement. L’objectif d’un bêchage peut être multiple : aérer le sol, se débarrasser des adventices ou préparer ne terre émiettée, bonne pour l’ensemencement. On aérera le sol à la grelinette ou autre « biofourche » sans retourner la terre mais en faisant simplement des trous dedans ; on se débarrassera des adventices à la binette et simplement en surface ou à la main.

Un bon paillage

Tout cela est à prévoir en amont ! Les bienfaits d’un bon paillage sont tels que justement, avec un bon paillage à l’automne et tout au long de l’année ensuite, toutes ces étapes deviendront inutiles et il suffira d’écarter le paillage pour repiquer pour de le retirer temporairement pour semer à la volée ! Un bon paillage tout au long de l’année permet de moins arroser mais surtout de favoriser la faune du sol et son activité bienfaitrice ! Grâce à cette activité, les habitant du sol vont pouvoir être protégés, nourris et correctement faire leur travail : décomposer la terre et la nourrir. Les adventices ne verront pas la lumière donc ne pourront pas se développer. Tous les problèmes du jardinier trouvent donc leur solution !

Avec quoi pailler ?

Tout ce qui se trouve sous la main ! Les paillages de supermarché ou jardinerie sont souvent chers et bien inutiles. Les tontes de gazon, les déchets de jardin, du compost grossier, des feuilles de la forêt ou, bien sûr, de la paille sont simples à trouver. La seule condition : que ce soit végétal et rapidement dégradable pour protéger et nourrir le sol !

Comment éviter de bêcher sur une pelouse ?

La taille du potager varie souvent. Chaque année, on se rend compte que l’on n’a pas pu semer ou planter tout ce que l’on voudrait. Le potager prend alors de plus en plus de place sur la pelouse…

Mais transformer une pelouse en potager n’est pas forcément si simple… Et la contrainte principale est de ne pas sortir la bêche ! Si on a pu le prévoir en amont, un solution simple permettant à la pelouse de ne plus pousser est de la priver de lumière. On peut utiliser un paillage mais on peut aussi utiliser des cartons ou une bâche plastique. Le carton aura l’énorme avantage de pouvoir se décomposer et nourrir les vers de terre qui adorent leur cellulose ; il va, en se dégradant, alimenter la terre en carbone. A la sortie de l’hiver, la pelouse se sera en grande partie dégradée mais probablement pas complètement. Dans ce cas, il suffira de faire des trous dans le carton en partie dégradé et de planter directement et de ne pas oublier de pailler avec des déchets verts azotés autour des plants. Dans le cas de semis à la volée, un bon coup de binette en surface devrait suffire !

Une zone enherbée couverte de carton pour l'hiver !

Une zone enherbée couverte de carton pour l’hiver !

Le plan du potager, une étape hivernale essentielle

Pendant l’hiver, on peaufine souvent son plan de potager et de jardin : où mettre les fleurs, quoi faire pousser… C’est le moment de faire en théorie un plan détaillé avec planning de tous les fruits et légumes que l’on va faire pousser, prévoir une zone pour aromatiques et un jardin des simples, plantes médicinales à faire pousser… On envisage les rotations des cultures sur les planches, on prévoit quelques engrais verts, quelques bonnes associations au potager… Mais la théorie et la pratique sont 2 choses bien différentes ! Lorsque l’on cherche à appliquer son plan ou design au potager (élément essentiel de la permaculture), on se heurte parfois à une réalité plus complexe, telle zone a besoin d’un engrais vert, on a reçu des graines entre temps… Il est alors temps de remettre en cause son plan initial pour en changer quelques points.

plan-jardin

Un plan de potager tout simple !

Au jardin, on va avoir des plantes uniquement au jardin d’ornement (des arbustes et/ou des fleurs), des légumes, des fruits, des plantes aromatiques et des plantes médicinales, dans un jardin des simples. Certaines d’entre elles reviennent dans plusieurs catégories .La bourrache, par exemple, est comestible, mellifère, très bonne en tisane et très jolie à voir fleurir ; le basilic est une plante aromatique, très utile au potager car elle repousse les pucerons. Même chose pour les œillets d’Inde ou soucis mais les tagettes ne sont pas comestibles mais tinctoriales alors que les soucis (calendula) permettent de composer de très bons baumes pour le corps ! Des fleurs au potager !!! La capucine attire elle les pucerons, (ils n’iront pas sur vos légumes pendant ce temps), est comestible et très jolie à voir fleurir !

Prendre en compte tous ces éléments est complexe mais essentiel pour être le plus efficace possible !

Un peu de bricolage ?

Il est temps d’aller travailler dehors, non pas dans le jardin mais dans l’atelier ou sur la terrasse. Faire des bacs à fleurs ou aromatiques avec des palettes de récupération, bricoler un composteur en palettes, construire une pergola à courges au dessus du potager… Aux mois de février ou mars, on a le temps de faire tout cela avant de se lancer dans les semis…

Un grand bac à aromatiques

Un grand bac à aromatiques

Et voilà Avril qui arrive !

On ne s’en est pas rendu compte mais le mois d’avril est déjà là ! Alors go pour les semis en barquette, godet, les semis en place, repiquages… !

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