L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Quels dangers dans une maison ? Questions de pollution intérieure

Quels dangers dans une maison ? Questions de pollution intérieure

Il n’est pas question ici de dresser une liste exhaustive des dangers dans une maison mais de rappeler une évidence que l’on oublie trop souvent… Lorsque l’on emménage en location ou même que l’on achète un bien pour y vivre, l’inventaire des avantages de l’habitation que l’on dresse ne s’arrête que sur les éléments visibles de la maison ou appartement (nombre de pièces, place, existence d’un système de ventilation, électricité a priori en bon état, système de chauffage fonctionnel…). On fait ensuite très rapidement confiance en le propriétaire ou l’agent immobilier et, même s’il existe quelques diagnostics obligatoires lors d’un achat ou d’une location, on n’en sait pas beaucoup, notamment sur des problèmes déjà existants mais invisibles et non sur des risques…

Les pollutions non imputables à l’homme

Le radon

Le radon est l’exemple type du gaz invisible et inodore très dangereux pris en grande quantité mais contre lequel on ne peut rien faire. Ce gaz radioactif est créé naturellement par la décomposition dans le sol de matières solides radioactives comme l’uranium et le radium. Ce gaz sort de terre, s’infiltre partout et est naturellement présent dans l’air que l’on respire. (nettement) Plus présent dans les régions aux sols anciens granitiques et volcaniques (Bretagne et massif central en France), il est présent partout et il n’y a pas grand chose à faire pour s’en prémunir…

Les gaz de combustion

Dans une maison (moins dans un appartement mais tout de même), les systèmes de chauffage (pas le chauffage électrique pour le coup…) sont souvent des systèmes de combustion d’un combustible (gaz, fioul, bois). Heureusement, ces chaudières sont souvent installées dans des pièces annexes de la maison. Ces combustions génèrent des gaz, comme, par exemple, le mortel monoxyde de carbone (CO). Bien entendu, ces moyens de chauffage doivent être correctement entretenus et correctement utilisés.

L’humidité

Nettement plus insidieuse (non mortelle mais source de nombreuses complications, tant d’ordre sanitaire que sur le bâti), l’humidité doit être combattue intelligemment. Celle-ci ne se manifeste que rarement sous forme d’eau liquide mais plus sous forme gazeuse, vapeur d’eau, difficilement décelable. Celle-ci peut être à l’origine de fortes dégradations sur le bâti mais aussi de complications sanitaires importantes chez les habitants (asthme, complications respiratoires à répétition voire nettement plus graves dues aux moisissures créées par l’humidité et non à l’humidité elle-même). Les matériaux modernes de construction réagissent très mal à la gestion de l’humidité et les maisons modernes la gèrent mal voire la stoppe carrément (béton, isolants non bio-sourcés…). Les maisons modernes sont des cages à humidité, c’est pourquoi les systèmes de VMC sont maintenant obligatoires dans les maisons neuves.

Les pollutions imputables à l’homme

Humidité, gaz, industriels et de transports

La pollution extérieure est souvent montrée du doigt, notamment au cours des, de plus en plus récurrents, épisodes de pollution de l’air. Pollutions de l’air, pollutions des terres et pollutions aquatiques sont nombreuses et variés et clairement directement imputables à l’homme qui ne cherche pas efficacement à palier à ces problèmes ou faiblement et tardivement… Non directement issues de la maison, ces pollutions rentrent malheureusement dans la maison par les menuiseries, défauts d’étanchéité, canalisations…

Les produits d’entretien ou de jardinage

Dans la maison, l’utilisation courante de produits d’entretien biocides (comme l’eau de javel ou le chlore) et de jardinage (pesticides, herbicides…) est trop courante, même si l’on constate de plus en plus l’utilisation de solutions alternatives comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude ou le marc de café, plus naturelles et peu polluantes. Ces produits dangereux, en ingestion ou contact directs sont sources de gros problèmes sanitaires mais le sont également insidieusement indirectement : un récente étude fait état d’une détection de glyphosate (la fameuse molécule herbicide de la multinationale Monsanto) dans 100% des urines testées, étant classé « probablement cancérigène » par l’ONU…

Les dangers sanitaires : essentiellement à petit feu

La plupart du temps, ces dangers (liste loin d’être exhaustive) sont rarement directement mortels, sauf dans quelques cas, comme, par exemple, le monoxyde de carbone. La plupart du temps, ces produits dégradent petit à petit la santé humaine, notamment chez les personnes sensibles comme les jeunes enfants ou les personnes âgées, dont le système immunitaire est peu efficace. En ce moment, l’exemple des perturbateurs endocriniens est particulièrement mis en avant. Le bisphénol A, produit chimique durcisseur de plastiques, que l’on retrouve un peu partout, est la cible actuelle mais tous les autres sont passés sous silence… Ceux-ci, rappelons-le, sont à l’origine de nombreux cancers et autres dégradations sanitaires graves…

Trouver des solutions dans la maison, pas simple mais possible et à encourager !

Si ces problèmes existent, il n’y a pas forcément lieu de paniquer mais de s’en occuper pour s’en prémunir du mieux possible, le risque zéro n’existant pas par principe… De nombreuses solutions existent : à chaque problème une solution…

Les plantes dépolluantes

Les plantes dépolluantes sont une première solution peu onéreuse, simple et écologique. Même si ces plantes sont rarement indigènes et locales, cette solution permet d’égayer son intérieur tout en travaillant à limiter les polluants intérieurs. Les plantes ont besoin, pour vivre, de lumière et de nutriments. Certaines, plus que d’autres, absorbent certains polluants de l’air pour les fixer en elle. Loin d’être parfaite, cette solution allie à la fois esthétique et relative efficacité sanitaire, notamment dans les appartements…

Ventilation, aération, étanchéité du bâti

Ces solutions intrinsèques à la vie et à la construction du bâtiment seront nettement plus efficaces mais plus complexe à mettre en place. Il faut, pour cela, songer à demander l’aide de cabinets d’architectes ou d’autres professionnels du bâtiment à moins de bien connaître les problématiques en jeu…

On dit les maisons construites avec des matériaux naturels beaucoup plus sains. Bois, terre et paille (ou autres isolants bio-sourcés) sont nettement plus efficaces à traiter les questions d’humidité que les isolants synthètiques ou minéraux, le béton ou le « placo » (constructions PLP « Parpaings – laine de verre – Placo » à oublier…). C’est un fait, les capacités des matériaux naturels à gérer la vapeur d’eau et même à la contenir sans perdre ses qualités mécaniques sont assez impressionnantes. Il n’y a qu’à passer quelques temps dans une maison en terre-paille par exemple pour le comprendre… La ventilation (VMC hygro B, VMC Double-Flux…), l’aération des maisons (même dans une maison passive, 10 minutes d’aération quotidiennes sont toujours un bienfait !) et le soin donné à l’étanchéité à l’air de la maison sont des questions essentielles qui apportent de réelles solutions (une VMC double-flux apportera un air sain car filtré en plus d’importantes économies énergétiques). Ces solutions peuvent être complexe, n’hésitez pas à aller chercher de l’information partout où elle pourrait se trouver (forums ou sites spécialisés sur le web, professionnels du bâtiment…) !

Les aides à cibler le problème

Les détecteurs de fumées sont maintenant obligatoires dans les maisons et habitations. On pourra leur ajouter un détecteur de CO (monoxyde de carbone), ce qui est évidemment conseillé si vous avez un appareil de combustion type poêle à bois, le CO était inodore et incolore… Ces détecteurs permettent de parer à l’urgence d’un poêle à bois mal ramoné ou qui fonctionne mal ou tout autre appareil de combustion… Cela permet de parer à un problème de fonctionnement, d’être averti d’un éventuel problème mais pas de trouver une solution pérenne…

détecteur de CO

Un détecteur de CO (monoxyde de Carbone) fraîchement installé !

La plupart du temps, les problèmes de pollution intérieure, on ne les voit pas ou bien après… C’est pourquoi il est important d’y penser avant même sans problème apparent. Par exemple, si vous vivez dans une région avec un réel risque de radon, n’allez pas poser un puits canadien sans y avoir pensé et sans porter une attention toute spéciale à l’étanchéité ou opter pour un puits canadien hydraulique

irsn.fr : le radon en France

irsn.fr : le radon en France

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *