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Le design permaculturel ou comment s’arranger avec la nature ?

Le design permaculturel ou comment s’arranger avec la nature ?

« Permaculture » est un terme aujourd’hui à la mode dans lequel on met un peu tout et n’importe quoi… Elle se base sur l’observation de la nature. Cette observation doit être mûrie et, théoriquement, durer au minimum un an pour observer tous les cycles solaires dans son jardin ou dans la parcelle à cultiver. Mais, dans son jardin, la différence avec le vaste espace d’une forêt et de la nature, est telle que l’on doit recréer un espace sans limite et sans contrainte dans un espace fermé et limité. C’est là que le design permaculturel entre en jeu…

Mettre en application une observation

Grâce à une observation fine de ce jardin et de son fonctionnement (exposition, masques solaires, vents dominants…), on va pouvoir dresser un plan simple visant à donner une ou plusieurs fonctions à un lieu. Bien entendu, tout cela pourra changer mais lorsque l’écosystème se sera recréé (car c’est bien l’objectif final : recréer un écosystème fonctionnel !), changer une brique du mur risque de fragiliser le reste ! C’est pour cela qu’une observation lente et minutieuse est indispensable, il s’agit de ne pas (trop) se tromper… C’est alors que l’on pourra placer judicieusement une mare, un potager, une zone de compostage, un poulailler… Judicieusement, pour :

  • économiser l’homme (moins le solliciter)

  • économiser les ressources (eau, compost…)

  • améliorer les rendements et l’esthétique

  • optimiser le fonctionnement des structures…

De multiples fonctions pour un seul et même élément

Un élément unifonctionnel n’a aucun intérêt. Par exemple, une mare ne peut être uniquement vue comme une amélioration esthétique du jardin, d’un point de vue permaculturel. Cette mare sera également un havre de biodiversité (qu’on le veuille ou non d’ailleurs) mais aussi une zone de récupération des eaux de pluie mais également une zone de filtration de ses eaux grises voire un abreuvoir… Un potager aura comme fonction principale de nourrir la famille mais également de nourrir et offrir le gîte à une foule d’animaux sauvages de différentes tailles, d’alimenter également les volailles et les animaux d’élevage, de fournir des déchets pour le compost (réutilisable au jardin d’ornement)… Bref, vous aurez compris que la logique n’est plus la même et l’unifonctionalité n’est plus de mise dans la permaculture !

De cette façon est optimisée le rendement du jardin. En remplissant plusieurs fonction, un même élément est nettement plus efficace. On rate également moins de chose et c’est de fait nettement plus stimulant intellectuellement. Si la fructification de telle plante se fait mal cette année, pas de soucis, au moins elle créera de la biomasse pour le compost et ses fleurs ont alimenté nombre de pollinisateurs !

Dans la nature, on ne trouvera jamais une chose n’ayant qu’une seule fonction. Tout a toujours plusieurs fonctions. Une pièce d’eau alimente animaux et terres autour mais est aussi bonne pour le développement de la biodiversité, constitue une zone fraîche de repos…

Finalement, la permaculture, c’est du bon sens !

Oui, on peut clairement la voir comme cela. L’idée sous-jacente n’est pas la quantité (« produire toujours plus » appartient à l’agriculture intensive, productiviste et de piètre qualité actuelle) mais la qualité de production. Non pas « produire plus » mais « produire mieux », dans le sens « plus intelligemment » ! On l’a souvent entendu ces derniers temps, les agriculteurs modernes sont devenus plus des exploitants et ont un peu perdu leur côté paysan, la permaculture vue sous cet angle pourra clairement leur redonner ce statut essentiel à notre société actuelle !

Bien souvent, les « recettes » de la permaculture ne sont que des « recettes de grand-mère » et elles ont un point commun : le bon-sens ! La permaculture est un retour aux sources, une suite logique dans un monde où la déshumanisation est totale. Ce retour aux sources (pas un retour à la bougie pour autant !) est essentiel pour reprendre en main notre alimentation et relocaliser notre consommation. Il est logique de mettre l’aire de compostage à proximité du potager pour que le jardinier ait moins à se déplacer comme il est presque évident de planter des fleurs dans son potager pour attirer les pollinisateurs qui vont en profiter pour polliniser les légumes. Non ?

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