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L’été et la question du confort thermique

L’été et la question du confort thermique

En été, il fait chaud voire très chaud ! Naturellement, les questions d’isolation thermique sont mises de côté jusqu’à l’arrivée des premiers frimas hivernaux. Pourtant, un choix de construction ou rénovation fait l’hiver aura une grande importante l’été également. L’ajout d’un mur, l’isolation d’une paroi, l’étanchéification d’une zone de la maison ou le changement de la ventilation auront une incidence propre considérable sur les questions estivales, autant que sur les questions hivernales. Mais le point de vue est différent et la maison réagit autrement…

Une maison est un tout !

Prenons un exemple : l’utilisation d’un isolant imperméable tant à l’eau liquide qu’à la vapeur d’eau comme le polystyrène (isolant synthétique chimique non naturel) aura, sur cette question de l’étanchéité à l’eau, une faible incidence en été (si l’ambiance est normalement relativement sèche) mais considérable en automne et hiver, périodes pendant lesquelles l’humidité est nettement plus importante… Sur un mur cimenté, lui-même peu perméable à la vapeur d’eau, si la dalle est elle-même cimentée et qu’il n’y a aucune remontée capillaire, un isolant non perméable à la vapeur d’eau n’aura pas ou peu d’incidence ; en revanche, sur un mur en terre, l’effet sera catastrophique tant l’eau sera piégée dans le mur et le fera pourrir petit à petit… Ces questions d’humidité seront peu visibles en été mais crèveront les yeux en hiver ! Attention donc à ne pas prendre de décision sur une seule partie de l’année !

De même, une modification structurelle sur une partie de la maison aura une incidence sur le reste de la maison. Par exemple, une dalle de béton imperméable ajoutée sur le pourtour de la maison (terrasse par exemple) risque de modifier les cheminements de l’eau sous la maison et on le sait, l’eau trouve toujours un autre chemin et, potentiellement, sur une autre zone de la maison ! Penser à tout sera donc important ! On peut, bien-sûr, avoir de la malchance mais, si elle est envisagée, ses conséquences seront bien différentes…

Le confort d’été

Le confort d’été est une notion relativement récente. Jusqu’à il y a encore peu de temps, une maison n’était construite que selon des normes de praticité et de solidité. Aujourd’hui, la question rentre peu à peu dans les mœurs, un peu comme les questions écologiques et logiques, complètement absentes ces dernières années. Une maison passive est indissociable de cette question-là !

Le choix d’une laine de bois ou d’une ouate de cellulose par rapport à une laine de verre ou un polystyrène aura une forte incidence en matière de confort d’été. La laine de bois possède le meilleur déphasage thermique des isolants naturels, c’est à dire qu’une calorie qui rentre à 11h du matin aura traversé l’isolant vers 23 h le soir, heure à laquelle la température estivale descend et où l’on peut commencer une ventilation nocturne. 12h de déphasage thermique pour la laine de bois, 10h pour la ouate de cellulose contre seulement 4h pour la laine de verre (1 calorie entrant dans l’isolant à 11h l’aura traversé à… 15h !). Bien entendu, les possibilités d’entrée d’air sont nombreuses dans une maison mais ce choix d’isolant bio-sourcé aura une grande importance !

Le confort d’été d’une maison est cette qualité qu’ont les maisons à être vivable en été.

Une maison en pisé sera particulièrement agréable en été car les murs ont une telle épaisseur que leur inertie thermique (capacité à garder à la chaleur et la restituer plus tard) est considérable (la terre dont sont faits les murs possède une grande inertie thermique). En revanche, sans isolation des murs, on aura beaucoup de mal à la réchauffer en hiver et il sera difficile d’atteindre une température de consigne minimale. L’isolation thermique d’une maison en pisé n’est pas forcément prioritaire en été mais indispensable en hiver !

Isolation, ventilation et inertie thermique

Cette question de l’inertie thermique est indéniablement liée à la question du déphasage thermique. Une maison à faible inertie thermique aura souvent une bonne isolation thermique et inversement. Du moins pour les maisons de qualité industrielle. C’est pourquoi, dans des maisons construites en auto-construction, il est courant que les choses soient mieux pensées et qu’il existe un véritable équilibre entre inertie thermique et isolation thermique. Tout simplement parce que ces maisons ont été pensées en fonction des personnes qui vont y vivre, de leurs habitudes et comportements et de leur environnement !

Dans les maisons industrielles, on retrouve également souvent une « simple » ventilation simple-flux, au mieux hygro B (ventilation simple-flux avec gestion en fonction du taux d’humidité des pièces)… La RT 2012 la recommande largement, notamment pour des questions d’économies énergétiques. Pour autant, ce choix n’est pas forcément pertinent ! Les systèmes à double-flux sont, eux-aussi, souvent privilégiés en auto-construction car nettement plus efficients concernant le flux d’air à renouveler, la consommation énergétique et thermique, sans parler de leur impact sanitaire sans commune mesure !

Un mur de refend ou une structure en briques peuvent être ajoutés à une maison un peu légère. Dans ces cas, ces derniers auront la fonction de murs accumulateurs, en plus de qualités esthétiques. Grâce aux qualités thermiques de la pierre ou de la brique (terre cuite), cette structure pourra stocker un peu de chaleur en été et dès les premiers rayons de soleil d’hiver, un structure qui aura donc une utilité autant en hiver qu’en été, pour amoindrir les besoins en chauffage l’hiver et améliorer le confort d’été !

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