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Les haies naturelles et multi-fonctions, directement héritées de la permaculture

Les haies naturelles et multi-fonctions, directement héritées de la permaculture

Une haie dans un jardin ou un simple potager, quelle qu’en soit la taille, est un bienfait pour la maison et le jardin protégés. Et les habitants bien sûr ! Cette haie pourra avoir plusieurs fonctions et est à voir comme un véritable allié dans la construction petit à petit d’un espace ornemental ou cultivable de première qualité. Dans une optique permaculturelle ou simplement agro-écologique et logique, la haie constitue un outil incontournable.<§p>

Plantez votre haie naturelle : un must !

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Le design de la haie

Comme le spécifie le titre de cette partie, une haie devient un outil de permaculture logique et même évident ! Une haie désigne tout simplement le cadre de l’espace personnel du jardin, ornemental et/ou potager. C’est dans cette acception de « limite avec l’extérieur » et les espaces voisins que nous l’entendrons essentiellement ici. Mais cette haie peut tout à fait permettre de créer une ou des limite(s) à l’intérieur même du « jardin » entre les différents espaces créés par le design permaculturel (potager, mare, verger…). Ses fonctions pourront être les mêmes et/ou pourront être adaptées.

Dans la logique permaculturelle, c’est après une observation sérieuse et efficace que l’on va chercher à mettre en place (ou modifier s’il y en a déjà une) sa haie. Il s’agira d’observer ce dont aura besoin le potager (protections), de quoi elle pourra être faite, quelle largeur elle pourra/devra avoir… De fait, une haie ne sera pas forcément une des priorités du jardin. Même si son absence risque d’handicaper les débuts du jardin permaculturel, sa croissance mettra de tout façon un certain temps donc… rien ne presse !

Les fonctions potentielles

En permaculture, le temps de notre société de consommation actuelle est un ennemi à combattre mais le temps permaculturel est tout autre. « Prendre le temps » est une expression qui prend alors tout son sens. Débuter son jardin par une observation d’un minimum de 1 an n’a pas de sens dans le rythme effréné du fonctionnement du monde actuel. En revanche, cela prend tout son sens dans une vraie démarche permaculturelle. Non seulement il s’agit de ne pas rater son coup, non pas dans un objectif de rentabilité mais dans un objectif de rentabilité d’énergie (humaine comme autre), de place et d’efficacité structurelle mais il s’agit de trouver la solution la plus adéquate en fonction d’objectifs précis.

En permaculture, chaque objet doit avoir plusieurs fonctions et servir plus objectifs. Une haie peut servir de :

  • Haie nourricière : elle peut être composée d’arbres ou d’arbustes produisant de petits fruits comestibles : myrtilles, cassis, grosseilles, framboises, kiwis, amélanchiers… Et/ou médicinales (églantiers…) !

  • Haie ornementale : elle peut être composée d’arbres ou d’arbustes esthétiques.
  • Haie protectrice (animaux) : assez épaisse ou double (2 rangées), elle pourra servir de lieu protecteur pour de nombreux animaux, rongeurs, oiseaux, reptiles, arachnides, insectes… Vive la biodiversité animale comme végétale !
  • Haie protectrice (hommes) : elle pourra protéger la maison, terrasse et autres espaces de détente des vents et intempéries comme des regards indiscrets.
  • Haie protectrice (plantes) : pour des plantes ornementales en massifs ou en platebandes ou pour un potager, elle pourra jouer un grand rôle dans la protection des cultures contre les vents dominants.
  • Haie source énergétique : le bois des arbres ou arbustes pourra être une bonne source de BRF pour l’amendement de la terre du potager ou de paillage mais pourra servir également à la cheminée de la maison pour les morceaux les plus gros !

N’importe quelle plante peut a priori faire partie d’une haie. Des fleurs, des arbres, arbustes… A objectif médicinal, nourricier… Pour autant, leur choix doit suivre certains objectifs et certaines contraintes.

Quelques obligations permaculturelles !

D’un point de vue permaculturel, les plantes vivaces comme certaines plantes basse, les arbustes ou arbres seront logiquement prioritaires. Moins le jardinier devra dépenser d’énergie, plus l’objectif permaculturel sera atteint.

Utiliser toutes les strates : comme dans le potager permaculturel, des fraisiers des bois ou « classiques » pourront être installés au niveau de la terre ou des plantes plus hautes, des arbustes, de différentes tailles et enfin, des arbres… La 3ème dimension (hauteur) doit être utilisée pour plus d’efficacité permaculturelle.

N’utiliser que des essences locales : une essence exotique aura une histoire à forte valeur énergétique (énergie grise), elle ne sera pas adaptée localement et risque d’avoir des débuts difficiles. Une bouture locale ou même des graines, ce sera nettement mieux et plus « perma » !

Proscrire les essences acides des conifères : même si une haie composée de tuyas ou de cyprès est un classique, une habitude et même une presque obligation sociétale, ce n’est pas forcément le meilleur moyen de constituer sa haie. Il faut savoir que les racines de cyprès dégagent des molécules contraires à la poussent d’autres plantes, elles les anesthésient en quelque sorte… Les épines des conifères sont acides et peuvent constituer un très bon paillage… pour des plantes aimant des sols acides… ! Pour toutes les autres (neutre à basique), ces épines ne sont pas forcément une très bonne chose…. Les feuilles d’un noisetier sont nettement préférables !

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