L'éconologie à la maison !

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Inertie thermique et isolation : incompatibles ?

Inertie thermique et isolation : incompatibles ?

Aujourd’hui, on entend beaucoup parler d’isolation thermique. En effet, pour la rénovation thermique de votre logement, on s’intéressera en priorité à la « partie » isolation avant la « partie » mise en place d’EnR (Énergies Renouvelables) ou rénovation des systèmes de chauffage. De fait, comme la plupart des maisons sur le territoire français sont anciennes, la question de l’isolation se pose, pour des économies d’énergie (soit du point de vue financier ou du point de vue écologique ou, mieux, d’un point de vue conjoint, le point de vue éconologique) ou, simplement, une conscience écologique (re)trouvée !

Gloire à l’ancien !

On qualifie souvent les anciennes maisons de « passoires thermiques ». C’est vrai dans le sens où les ponts thermiques sont légion et les parois non isolées une habitude courante. Pour autant, tout ce qui est ancien, n’est, en aucun cas, à jeter ! En effet, les anciennes maisons ont des avantages invisibles si on ne s’y intéresse pas de près !

Bien souvent, une vieille maison dans laquelle vous vous rendez l’été est particulièrement confortable et agréable à vivre, tant elle pourra être fraîche. Il est vrai que la plupart d’entre elles se trouvent à la campagne où les nuits pourront les rafraîchir. Pour autant, ces maison ont un avantage non négligeable que toutes les maisons à ossature bois simple (juste un exemple) n’auront pas : l’inertie thermique ! C’est bien cet élément qui permet à une maison de ne pas trop chauffer pendant les belles journées d’été, même si elles sont difficiles à chauffer l’hiver…

L’inertie thermique, qu’est ce que c’est ?

Une bonne isolation thermique permet à la chaleur de ne pas rentrer dans la maison pendant l’été et de ne pas sortir l’hiver. Bref, avoir à chauffer le moins possible. Les matériaux les moins conducteurs (le fameux lambda λ de la conductivité thermique) seront donc privilégiés !

L’inertie thermique permet, au contraire, de stocker un maximum la chaleur dans le matériau. C’est le cas de la pierre, de la brique ou du ciment mais de bien d’autres également (on en parlait notamment concernant les poêles de masse). La chaleur sera alors restituée plus tard, la nuit par exemple. Cette inertie thermique est caractérisée par une diffusivité (capacité et rapidité d’un matériau à diffuser sa chaleur) et par l’effusivité (capacité d’un matériau à échanger de l’énergie thermique selon son environnement).

Simplement, les murs en pierre des maisons anciennes possèdent par exemple souvent une très bonne inertie thermique ! Les murs chauffent pendant la journée d’été mais gardent la chaleur qu’ils diffuseront la nuit (lorsque la température baisse et que la chaleur émise est dispersée). Voilà le fameux secret des maisons anciennes !

2 concepts contraires qui ne peuvent cohabiter ?

Il est vrai que les matériaux naturels comme le bois reviennent largement en odeur de sainteté actuellement. Le bois, s’il est un bon isolant, est un piètre matériau à inertie thermique. A l’inverse, la chaux ou la terre crue (dont on parle beaucoup actuellement pour tout ce qui concerne l’auto-construction) ne sont pas des bons isolants mais possèdent une bonne inertie thermique et une très bonne capacité à réguler l’hygrométrie de la maison. Enfin, des matériaux plus durs comme la pierre ont une très bonne inertie thermique !

Les capacités thermique de la pierre ou des matériaux de construction des maisons anciennes ont toujours été connues, on ne s’est, par contre, intéressé aux propriétés isolantes que récemment. Mais la guerre de l’ancien et du nouveau n’aura pas pour autant lieu !

Nombre d’architectes, d’auto-constructeurs et, petit à petit, d’industriels pensent à développer des techniques permettant à la fois isolation thermique et inertie thermique. Il est possible d’utiliser des matériaux qui sont à la fois isolants et possèdent une bonne inertie thermique, comme la terre crue, par exemple (le matériau parfait ?). Mais il est aussi possible (et cette solution est plus souvent privilégiée, pour des questions de logique architecturale et industrielle) d’associer les 2, pour une meilleure efficacité et une meilleure réponses aux différentes normes (comme la RT 2012, par exemple). Les isolations par l’extérieur de murs à forte inertie thermique peuvent être des solutions intéressantes à creuser…

L'isolation extérieure d'un mur en pierre privilégiée

Ecosources.info – L’isolation extérieure d’un mur en pierre privilégiée

La chaleur intérieur est gardée et restituée grâce à la forte inertie thermique, comme la fraîcheur. L’isolation bloque l’air froid entrant pendant l’hiver.

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