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Jour/nuit été/hiver : les cas de figure où l’on a besoin d’isolation et d’inertie

Jour/nuit été/hiver : les cas de figure où l’on a besoin d’isolation et d’inertie

On en a déjà parlé et la question a son importance alors que la rentrée est passée et que, bientôt, l’hiver sera là ! Les questions de confort et d’inertie thermique sont intimement liées. Une bonne isolation thermique ne fait qu’améliorer le confort, pour le bien-être de tous (et comme je le rappelais dans un précédent article sur l’isolation acoustique, le confort de l’humain est une notion essentielle du bioclimatisme).

Les facteurs qui interviennent dans les choix architecturaux et thermiques

2 facteurs sont essentiels et sont, heureusement, de plus en plus pris en compte par les industriels de la conception immobilière.

  • Été, hiver et les saisons intermédiaires

  • Jour et nuit et l’impact solaire, de plus en plus présent (notamment du au réchauffement climatique et aux activités solaires actuellement importantes)

Ces facteurs, l’homme vit avec depuis longtemps. Il a bien compris que tout dépendait finalement de la météo, des saisons et de l’heure de la journée ! C’est pourquoi les rythmes biologiques sont si importants !

Toujours afin de bien comprendre les principes concrétisés d’inertie thermique, d’isolation thermique et et de construction bioclimatique, je vous propose de voir les cas de figure extrêmes (même si, dans la réalité, ce sont surtout les saisons intermédiaires qui nous intéressent) se présentant dans une maison idéale ainsi que certains solutions envisagées, toujours avec l’idée du confort en ligne de mire. Ensuite, bien entendu, chacun se fera sa propre idée et mettra en place ses propres choix !

Lorsque le soleil donne au maximum : été et journée

Pendant les mois d’été, la chaleur du soleil pourrait être un problème. Et on peut clairement craindre qu’une véranda bioclimatique, quelle qu’elle soit, ne fasse qu’aggraver le processus. Néanmoins, si elle est bien faite et pensée, elle disposera d’ouvertures hautes et basses pour son aération et il sera possible de fermer relativement hermétiquement entre la véranda et le reste de la maison.

Bien entendu, il faudra faire attention à éviter (bien que cela dépende du lieu où se trouve la maison) les verrières de toiture à moins qu’un système particulier soit prévu. De plus, on n’oubliera pas la fameuse casquette de protection (pas sur votre tête!) ou débord de toit afin de protéger du soleil trop fort haut dans le ciel ! Une bonne isolation thermique sera essentielle et permettra également de ne pas faire entrer trop d’air chaud et participera à la régulation logique thermique de la maison !

inclinaison du soleil

Habiter-ici.com – l’inclinaison du soleil selon les saisons

La ventilation (ouvertures hautes et basses) permettra de ventiler la pièce pour éviter les excès de chaleur ! La fraîcheur sera ensuite emmagasinée dans les murs à inertie thermique pour être ensuite restituée le matin et ensuite pendant les heures les plus chaudes ! Une « climatisation » naturelle somme toute ! Ce système peut être associé à un puits canadien et fera alors des miracles ! On ne veut plus sortir de chez soi !

La fraîcheur des nuits d’été, indispensable !

Il va s’agir de la capter pour rafraîchir l’intérieur des maisons. Pour cela, une VMC simple (autoréglable) sera votre alliée. Plus elle tournera vite (son moteur), plus le volume d’air extérieur pris dans la maison sera important et plus la chaleur de la journée mais également celle retransmise par les murs à forte inertie sera évacuée.

De même, dans une véranda à visée bioclimatique, il sera important d’ouvrir et de laisser des interstices relativement importants ouverts (en bas et en haut des pièces, des ouvertures indispensables !) afin de rafraîchir tout cela.

En cas de forte chaleur, l’isolation thermique entre l’extérieur et le mur à inertie ne sera pas directement utile, la chaleur emmagasinée dans la journée sera retransmise la nuit (par déphasage thermique) mais sera ventilée ! Cet apport d’air doux ventilé permettra de ventiler et d’amener un air de qualité !

L’hiver de jour : laisser entrer le soleil et ses bienfaits !

Vous l’aurez compris, en hiver, dans l’idée de chauffer le moins possible et de laisser la part belle au soleil et aux énergies renouvelables pour chauffer la maison, il s’agit de faire entrer le plus possible le soleil et de profiter de ses rayons bienfaisants (c’est le solaire passif). C’est là que les vérandas bioclimatiques servent le plus à chauffer la maison et, comme le soleil est bas au dessus de l’horizon (voir illustration ci-dessus), les rayons entrent par la verrière de la véranda.

Lorsque c’est le cas, la température monte agréablement ! Il peut être alors judicieux de placer des murs à fortes inertie sur le trajet du soleil dans votre maison pour qu’il puissent chauffer et redonner leur chaleur lors des nuits ou des moments sans soleil.

L'isolation extérieure d'un mur en pierre privilégiée

Ecosources.info – La chaleur est gardée et le froid extérieur repoussé !

Lorsque le soleil n’est pas là, on est un peu obligé de faire appel à du chauffage. Dès lors que l’on possède ces murs à forte inertie, la chaleur chauffe une 1ère fois les habitants et la chaleur peut ensuite être emmagasinée par les murs à inertie pour être restituer petit à petit et éviter trop de consommation de chauffage en étant utilisée une 2ème fois (si ce n’est pas éconologique, ça !) ! Il est également possible voire recommandé d’utiliser le principe du mur-trombe, élément essentiel du bioclimatisme !

Les nuits d’hiver : tout fermer et bien isoler !

C’est dans cette configuration-là qu’une bonne isolation thermique est indispensable ! On l’a dit, les murs pourront retransmettre cette chaleur acquise la journée mais, si la température descend trop bas, les murs prendront cette « chaleur froide » pour la restituer plus tard, ce qui est mauvais et risque de créer un cercle vicieux contre lequel il sera difficile de combattre !

Pour autant, une bonne isolation (répondant aux exigences de la RT 2012 voire celles d’une maison passive), aura pour effet de faire « tourner » la maison en vase presque clos (seule la VMC, et c’est pour cela que, dans le meilleur des mondes, on conseillera une VMC double-flux, baissera la température de la maison). On veillera bien sûr à fermer toutes les ouvertures afin de garder au mieux cette précieuse chaleur !

Les murs à inertie retransmettront la nuit la chaleur acquise la journée et la journée, la chaleur acquise la nuit !

Prévoir les extrêmes, c’est s’occuper de tous les cas de figure !

Pendant les saisons intermédiaires (le plus gros de l’année finalement), c’est un peu un mix de toutes ces solutions ! A chacun donc de voir précisément les paramètres de la météo et de la situation géographique de la maison dans laquelle il vit pour avoir la meilleure combinaison possible !

Bien entendu, on s’attend plus à un patchwork de ces différentes solution, également en fonction des pièces et de leur fonction, de l’orientation de la maison… Un patchwork salutaire et qu’il conviendra de dessiner selon la situation avec l’aide d’un thermicien (étude thermique obligatoire dans le cas d’une rénovation) ou d’un architecte habitué de ces problématiques (dans tous les cas ?) !

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