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La biomasse, de quoi parle-t-on et que peut-on en faire ?

La biomasse, de quoi parle-t-on et que peut-on en faire ?

« Biomasse », on entend beaucoup ce terme mais il est souvent difficile d’être précis sur sa signification et sur ce que cela peut nous apporter. Il est clair que ce terme englobe beaucoup de choses différentes mais toutes régies par la même choses : la vie organique sur terre ! La syllabe « bio » n’est pas à prendre dans le sens de « naturel » ou « agriculture sans pesticides », pas grand chose à voir en fait mais dans le sens des éléments organiques sur terre.

Tout le poids de la Terre…

La biomasse est l’ensemble de ces éléments (d’ordre végétal ou animal) qui poussent, vivent et meurent dans le cycle perpétuel de la vie sur Terre. On parle donc des végétaux (essentiellement) mais également des animaux qui naissent sur la Terre, vivent et consomment les produits de la terre et meurent en alimentant cette vie ! Dans l’acception la plus large du terme, tout ce qui est de l’ordre du minéral devrait y figurer mais les conditions de naissance, de vie et de mort sont trop différentes, si bien que l’on ne considère pas les minéraux comme faisant partie de la biomasse. De même, cela permet d’éviter les confusions avec les énergies fossiles, produites par la Terre sur des millions d’années mais qui ne « vivent » pas !

Des mécanismes on ne peut plus naturels…

Invariablement, depuis la nuit des temps, la « biomasse » vit, se développe et meurt sur Terre. Ce phénomène terrestre vit avec les conditions de vie sur Terre, avec les effets solaires, lunaires, astronomiques, éoliens… Un condensé de vie sur Terre tout simplement !

L’une des plus simples applications de cette biomasse, sans parler d’un point de vue énergétique, c’est la fameuse photosynthèse, que l’on étudie au collège avec le fonctionnement des plantes dans notre environnement. Ce formidable mécanisme chimique est l’un des plus simple et permet, notamment, de fournir à l’ensemble des ressources terrestres de l’oxygène (O²) à profusion et d’y laisser se développer la vie !

photosynthese

Mtaterre.fr – Un mécanisme primitif mais Ô Combien efficace !

A partir de l’énergie solaire (nous ne sommes pas les seuls à nous en en servir bien que la nature se serve de cette ressource évidente depuis bien longtemps) et d’eau (H²O), les plantes, quelle qu’elles soient, décomposent le dioxyde de carbone (CO²) et alimentent le sol en produits carbonés (C) et l’air en oxygène (), 2 éléments essentiels au développement de la vie.

Plus largement, ce processus s’inscrit dans le cycle du carbone, cycle principal de la vie de la biomasse sur Terre. Ce processus met en adéquation l’air, la terre et les océans pour créer une boucle infini de création de la vie et de son renouvellement perpétuel, une sorte d’obsolescence programmée.

Le cycle du carbone

Mtaterre.fr – Le cycle du carbone

La nature trouve toujours une réponse cohérente et logique à toute variation de son cycle préféré. Mais l’homme y a apporté sa patte et a changé un certain nombre de chose, si bien que la réponse apportée par la nature ne lui convient pas. A lui de rectifier le tir pour vivre en symbiose avec l’environnement qui l’a fait naître et développé !

L’utilisation individuelle du bois pour les chauffages individuels

Elles sont particulièrement nombreuses et l’on ne s’en rend pas toujours compte, du fait justement, de cette utilisation souvent inconsciente des produits de notre Terre et de ses bienfaits ! Le bois est le produit le plus largement utilisé dans notre vie de tous les jours et venant de cette biomasse !

Et on le sait bien, on n’en a déjà parlé un certain nombre de fois, le chauffage individuel au bois est un moyen renouvelable, peu polluant (dans le cas d’une chaudière récente, bien entretenue classique même si le choix d’une chaudière à condensation, notamment à pellets est l’idéal !). En France actuellement, chaque année, la production naturelle de nos forêts est supérieure aux besoins de consommation, la marge de progression des chauffages individuels au bois est très largement conséquente, tant pour ce qui est des pellets, des bûches compressées ou du bois-bûche classique.

Les utilisations collectives ou de plus grande ampleur

Les chaufferies à bois

D’un point de vue collectif, les chaufferies à bois sont l’équivalent de nos chaudières ou poêles à bois individuels. Une chaufferie publique ou privée fonctionnera avec des pellets, des bûches classiques ou des briquettes de chauffage et permettra l’alimentation de plusieurs immeubles publics ou privés selon les cas. Il peut s’agir de copropriétés privées, d’associations citoyennes, de bâtiments publics rassemblés… Cette méthode de chauffage commun est très largement recommandé, notamment depuis le vote à l’assemblée de la loi pour la transition énergétique ! Pour des économies importantes, pour une mutualisation logique et écologique et pour une vie meilleure en adéquation avec son environnement !

Les réseaux de chaleur

Cela nous mène tout naturellement à parler des réseaux de chaleur. Un réseau de chaleur fonctionne sur exactement le même principe que la chaufferie bois. Sauf que le réseau de chaleur se situe à un niveau beaucoup plus global et général. En effet, ce dernier peut fonctionner avec plusieurs types de sources et pas seulement du bois ! On l’a vu pour le cas de la pompe à chaleur géothermique par exemple ! Mais il existe d’autres solutions qui utilisent une biomasse différente du bois.

L’incinération des déchets

L’incinération des déchets et la récupération de leur chaleur est un autre défi de notre temps. Beaucoup de nos déchets sont brûlés et leur incinération produit une chaleur importante qui, de moins en moins, chauffe les étoiles. Réutiliser cette chaleur pour la constitution d’un réseau de chaleur semble une idée qui a de l’avenir ! On ne peut y voir que des avantages : leur incinération conduit inévitablement à ce que les déchets soient nettement moins nombreux, perdent énormément de masse et l’on s’aperçoit que cette incinération produit nettement moins de CO² que l’enfouissement des déchets ! Si l’on y ajoute la production de chaleur récupérée (alors qu’on en faisait rien avant) pour un réseau ou une autre utilisation, on y est gagnant, non ?

Une unité d'incinération de déchets

Une unité d’incinération de déchets

La méthanisation et la production de biogaz

Les processus de fermentation sont connus depuis longtemps pour rejeter des gaz. Ces gaz sont des gaz inflammables qui peuvent permettre la génération de chaleur et/ou d’électricité. La méthanisation est le nom donné au processus permettant de créer ce gaz par ce processus mais également du CO². Dans une « unité de méthanisation », on rassemble une grande quantité de matières organiques (matières végétales) que l’on va « laisser pourrir » en prenant bien soin de supprimer l’oxygène de l’environnement. La fermentation de ces matières organiques produira non seulement du méthane mais également du CO², gaz inflammables qui pourront produire de l’énergie, quelle que soit sa forme.

C’est le (presque) même processus que le compostage domestique mais dans des proportions bien différentes. On récupère les résidus du pourrissement des matières organiques.

sources_production_biogaz

Le biogaz est la résultante de ce processus (il n’a de bio que le processus de création). Celui-ci pourra être incorporé au gaz naturel ou alors concourir à la création d’autres produits. Son utilisation pour :

  • Création de chaleur et/ou d’électricité par cogénération
Produire de l'électricité et de la chaleur grâce au biogaz

Produire de l’électricité et de la chaleur grâce au biogaz

  • Incorporation au gaz naturel
  • Fabrication de biocarburants ou de biomatériaux

On peut encore citer la production de biocarburants (bioéthanol ou biodiesel) grâce à la fermentation de la biomasse… Les dérivés sont particulièrement nombreux et le potentiel est important ! Beaucoup d’autres solutions sont à imaginer !

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