L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

L’isolation thermique de vos murs par l’intérieur : quelles techniques ?

L’isolation thermique de vos murs par l’intérieur : quelles techniques ?

Le plus souvent, lors de la rénovation d’une maison et notamment pour des problème de budget, la solution choisie pour l’isolation thermique des murs, responsables de 20% à 25% de pertes calorifiques selon l’ADEME, est une ITI des murs, contrairement à l’ITE des murs.

Pourquoi une ITI ?

Mieux qu’une ITE ?

Une ITI des murs (Isolation Thermique par l’Intérieur) reste le moyen le plus simple et le moins cher d’isoler sa maison. Pour autant, c’est loin d’être le meilleur et le plus efficace puisque se pose le problème des ponts thermiques. Une isolation par l’extérieur consiste à recouvrir toute la maison d’une enveloppe complète alors qu’une isolation par l’intérieur sera logiquement contrainte par les murs, cloisons, planchers… Autant de ponts thermiques en devenir ! (Ceci dit, un pont thermique peut exister sans qu’il ne serve pour autant d’autoroute du froid !).

Une ITI dans quels cas ?

Une ITI se fait dans plusieurs cas :

  • Si l’on a une maison en bord de propriété : impossible, dans ce cas, d’agrandir les murs.
  • Si l’on ne veut pas perdre de place à l’extérieur (petit jardin…) : si l’on a de la place en intérieur, cela ne pose a priori pas de problèmes.
  • Si l’on est limité au point de vue budget. Une ITI se révèle moins chère lors de l’investissement mais pas forcément à long terme…

Bien entendu, ces contraintes (combinées ou uniques) sont primordiales et essentielles. Mais d’un point de vue de l’efficacité énergétique, on ne pourra pas conseiller une ITI.

Technique : les méthodes utilisées

2 méthode d’installation sont aujourd’hui utilisées.

Méthode n°1 : ITI par collage

C’est la solution la plus simple et celle qui logiquement prend le moins de place. Mais pas forcément la plus efficace et elle demande une installation parfaite ainsi qu’une bonne connaissance des matériaux composant le mur, notamment pour des raisons d’humidité. Il s’agit tout simplement de coller directement sur le mur (matériau de base comme la brique ou le béton) l’isolant et le parement extérieur, un sorte de doublage du mur !

ITI-colle

Bricoleurdudimanche.com : des plots de colle pour fixation

Méthode n°2 : ITI par fixation de tasseaux ou rails

La fixation par tasseaux ou rails métalliques permet une plus grande stabilité de la structure dans le temps. Cette méthode est clairement la plus utilisée car elle est finalement, lorsque l’on a le matériel à disposition, relativement simple à mettre en place. Globalement, cette méthode est très proche de la précédente. On fixe simplement des tasseaux ou des rails métalliques sur le mur (la brique ou le béton), préalablement débarrassé du parement externe (notamment pour des raisons d’humidité). Cette structure permet la pose de l’isolant sans colle. Des plaques de plâtre serviront ensuite de parement externe. Cette méthode est la plus efficace pour une isolation phonique également !

Isolation par l’intérieur

Bricoleurdudimanche.com : une structure métallique pour poser l’isolant

Une dernière méthode consister à insuffler l’isolant dans le vide du mur lorsque ce dernier possède un tel interstice.

Peut-on le faire soi-même ?

Oui et sans connaissances préalables et qualités de bricoleur. Une isolation par l’intérieur, de la toiture ou des murs ou du sol, aura des conséquences relativement importantes sur la vie dans la maison. Lors de travaux d’isolation, les pièces isolées ne sont pas utilisables pour y vivre. C’est pourquoi faire soi-même les travaux améliore sensiblement la qualité de vie de la famille. D’autant plus que, si ces travaux peuvent s’avérer longs, ils sont possibles pour toute personne souhaitant s’y consacrer. Il sera alors important de se renseigner sur comment bien faire, d’avoir le bon matériel, du temps et de la patience et l’objectif est alors largement atteignable !

En ce qui concerne le prix d’une telle entreprise, tout dépend évidemment de si on fait cette isolation soi-même ou non, de quel matériel on a besoin, quel isolant on choisit, la superficie à couvrir… Les critères sont nombreux ! Quoi qu’il en soit, on peut imaginer compter entre 20 et 60 euros / m², même si cela reste une estimation très générale. L’auto-construction baissera beaucoup le prix mais aura logiquement d’autres inconvénients…

Cas particulier : une isolation thermique pour un garage ? (Témoignage)

On se pose souvent la question de l’isolation de pièces comme le garage. On peut y apporter 2 réponses. Un garage (non habité, pièce pour le rangement) est une pièce non chauffée dans laquelle on ne vit pas et dans laquelle on ne fait que passer sans y rester très longtemps. Il est, dès lors, inutile de vouloir la chauffer et de dépenser de l’argent pour cela… Un bémol est tout de même à apporter à cette réponse : sans parler de la chauffer, on peut désirer qu’elle ne soit pas trop froide pour en faire une sorte de sas avant d’entrer dans la maison. Le garage sert alors de pièce intermédiaire qui n’a pas vocation à être chauffée et qui ne doit pas non plus être trop froide. Pour l’isolation du reste de la maison, il est bon que le garage ne soit pas trop froid pour jouer ce rôle d’intermédiaire. Plus la pièce sera chaude (sans le vouloir forcément), moins les pertes thermiques seront importantes ! Un peu comme une cave en intermédiaire entre le terre-plein et le rez-de-chaussée !

Dès lors, il peut être intéressant d’y faire quelques travaux… « Par exemple, sur le mur entre le garage et la maison, j’ai choisi de poser, en plus de l’isolation (faible, correspondant à la RT 2000) à l’intérieur des murs de la maison une isolation complémentaire pour plusieurs raisons :

  • Il me sera simple de la poser (travailler dans le garage et non dehors), c’est un bon début !
  • L’isolation n’a pas forcément besoin d’être très épaisse, eut égard à la fonction naturelle de sas jouée par le garage.
  • Cela permettra de renforcer l’isolation thermique de la maison à moindre frais
  • Comme cette isolation équivaudra à une isolation par l’extérieur, je limite les ponts thermiques de ce mur

Dès lors, le choix est vite fait. Une épaisseur supplémentaire de 10 centimètres environ pour un R entre 2 et 3 et c’est gagné ! Cela ne m’empêchera pas pour autant de continuer cette isolation par une isolation complémentaire des autres murs de la maison (si possible par l’extérieur mais ce ne sera pas toujours possible !) ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *