L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

Le point de rosée : explication

Le point de rosée : explication

Le point de rosée, c’est tout simplement la température à laquelle la vapeur d’eau contenue dans l’air se condense et devient liquide (de gaz en eau). Cette notion essentielle dans le bâtiment mais également en météorologie permet de connaître mieux le fonctionnement de certains matériaux au contact d’humidité sous forme de gaz (vapeur d’eau) ou de liquide (eau).

Cette température est liée au taux d’humidité dans l’air et à la pression atmosphérique.

L’exemple de la rosée du matin (à pression stable et basique)

En campagne, le matin, on trouve souvent de l’eau sur le sol, le matin : c’est la rosée du matin. Le phénomène s’explique comme suit : la nuit, la chaleur emmagasinée pendant la journée monte du sol sous forme de vapeur d’eau. L’air se charge alors de plus en plus d’humidité qui condense si la température le permet. De la condensation ou gouttelettes d’eau se forment sur l’herbe.

Plus il fait frais, plus cette humidité condensera (car l’air frais est moins capable d’emmagasiner de la vapeur d’eau que l’air chaud). Du givre se formera même si l’air est très froid, notamment en surface de sol et pas forcément à hauteur d’homme ; il ne s’agira pas de vapeur d’eau qui est passée de gaz à liquide puis de liquide à glace mais bien de gaz à glace directement.

Le brouillard ou la brume fonctionnent selon le même phénomène mais la « zone de froid » (condensation de l’humidité) se fera simplement plus haut.

Lorsque le ciel est dégagé, les températures de l’air et de la terre en surface tombent plus vite car la chaleur monte et est évacuée dans l’espace ; la rosée se crée donc plus facilement que lorsque le ciel est couvert.

L’exemple de la condensation sur une vitre (à pression stable et basique)

Une casserole contient de l’eau qui boue à 100°, l’eau devient gaz et donc vapeur d’eau. L’air autour de la cuisinière se charge de cette vapeur et son taux d’humidité grimpe. Dehors, il fait froid ; la vapeur au contact de la vitre (simple vitrage malheureusement) froide se condense au point de rosée pour former de la condensation sur la vitre. C’est le cycle de l’eau. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » disait Lavoisier.

Et pour les matériaux écologiques ?

En ce qui concerne tout projet de construction, on doit faire attention au fonctionnement de l’eau et à son impact ! Lorsque l’on n’utilisait que des matériaux synthétiques comme le ciment, les isolants synthétiques ou même les isolants minéraux comme la laine de verre (isolants à base naturelle mais dont le traitement est complètement industriel) et autres, les cycles de la vie étaient niés et l’on ne s’intéressait pas à cette question de l’eau puisque ces mêmes matériaux la repoussent et ne s’en occupent pas.

Aujourd’hui, l’utilisation de plus en plus de produits naturels, peu manufacturés, sont mis en œuvre comme la brique de chanvre, le liège ou la ouate de cellulose, par exemple. Le bioclimatisme et les produits bio-sourcés commencent leur essor ! Pour chacun d’entre eux, la question du comportement face à l’eau liquide ou gazeuse est essentielle ! Des solutions pérennes et intelligentes devront être trouvées mais la nature nous facilite les choses. Prenons un exemple, la terre crue (dans la mise en œuvre du pisé par exemple) est un très bon régulateur hygrométrique naturel, sans que l’on ait quoi que ce soit à faire ! N’oublions pas que nous-aussi, nous faisons partie intégrante de la nature et que nous sommes liés au cycle de l’eau !

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