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Les toilettes sèches : une évidence éconologique !

Les toilettes sèches : une évidence éconologique !

La toilettes sèches, on le sait, ça n’a pas bonne presse ! Même si les mentalités (en occident surtout) commencent petit à petit à changer, il y en a encore pour un moment ! Il est pour autant facile de casser les préjugés liés aux toilettes sèches, en expliquant tout simplement comment ça marche et en montrant les innombrables avantages de ce procédé. Cela reste pour l’instant un « produit d’écolo » mais, on peut l’espérer, cela deviendra très vite quelque chose d’évident, comme le tri des déchets, la réduction des consommations énergétiques, l’abandon progressif de l’utilisation individuelle des énergies fossiles ou la lutte contre le gaspillage. Et, pour cela, il est essentiel d’expliquer !

Les toilettes sèches comme une évidence

Faire ses besoins est quelque chose de complètement naturel et humain, qu’il est impossible d’éviter. L’urine et les excréments peuvent être polluants mais cela dépend de leur traitement. De toute façon, nous sommes obligés de les traiter d’une manière ou d’une autre… Autant trouver la meilleure solution pour cela, non ?

Utiliser l’eau pour ce traitement, a fortiori une eau potable que l’on pourrait également boire est un non-sens total. En effet, un traitement de l’eau en amont pour la rendre potable est indispensable, quel que soit l’usage de l’eau. Ensuite, elle arrive chez vous et est dirigée en partie vers les toilettes puis évacuée en étant à peine utilisée !!! Elle est ensuite traitée pour être dépolluée et rejetée dans la nature. Cette consommation d’énergie (humaine comme machinale), de main d’œuvre et d’argent sans compter la quantité considérable d’eau (ne parlons pas des pertes d’eau sur le réseau), tout cela pour un produit qui ne touchera directement jamais l’humain !

On dit souvent que l’utilisation de l’eau potable permet une plus grande hygiène et une moins importante pollution. C’est complètement faux. L’eau potable est faite pour être bue, à la rigueur pour se laver mais sûrement pas pour laver la voiture, laver le linge ou (encore moins logique !) être utilisée dans les toilettes ! Une solution écologique pour éviter cela consiste à récupérer l’eau de pluie. Cette solution n’est pas optimale pour l’utilisation des toilettes (il y a tout simplement mieux à faire!) mais c’est déjà nettement mieux que d’utiliser de l’eau potabilisée par le réseau !

Donc, ma conclusion est : un peu comme l’utilisation des énergies fossiles pour se chauffer ou chauffer son ECS qui oblige à aller chercher sous la terre loin et de ramener ça chez nous, l’utilisation de l’eau potable pour les toilettes n’a pas sa logique !

« Mettre les mains dans les excréments ? Non… »

Les toilettes sèches souffrent surtout de cette mauvaise réputation. La société humaine occidentale considère tout ce qui a trait au « pipi – caca » comme éminemment sale et ne devant même pas être nommé : on n’en parle pas, on n’y touche pas, on choisit une solution qui envoie les excréments humains le plus loin possible le plus vite possible ! Ces positions déontologiques et sociologiques doivent être respectées mais il y a de meilleures façons, plus souples, de le faire que d’autres…

Avoir des toilettes sèches ne signifient en aucun cas « fraterniser avec l’ennemi » mais simplement « adopter une posture et des comportements plus en accord avec notre environnement et notre logique » ! Il suffit de recouvrir de sciure nos excréments lorsque l’on a terminé et de vider le seau une fois par semaine, selon le système. Pour remplir et vider le seau, c’est la gravité qui fait le boulot ; pour le nettoyer, un jet d’eau ou une éponge humide fera l’affaire ; il suffira ensuite de se laver les mains…

Lorsque vous jetez cette sciure de bois sur vos excréments dans le seau, l’apport de carbone (dans le bois) est mélangé à l’azote présent dans vos excréments. Ce mélange stoppe immédiatement les fermentations responsables des odeurs (comme la litière végétale et non minérale pour les toilettes de votre chat, conseillée même si moins présente dans les grands magasins !). Le processus de décomposition grâce à l’ajout de carbone peut alors commencer…

sciure de bois

De la sciure de bois plus ou moins grossière…

Et du point de vue de la pollution ?

De ce point de vue également, les toilettes sèches ont une avance considérable. Les excréments (pas l’urine) sont composés de bactéries, microbes, résidus médicamenteux qui, dans l’eau, sont nettement moins bien éliminés que dans du compost ! S’il est bien fait et surveillé (comme ce doit être le cas pour n’importe lequel des composts dans votre jardin), un bon compost saura éliminer sans problème ces agents potentiellement pathogènes. S’il est essentiel de s’informer sur « comment faire un bon compost ? » et, peut-être dans un premier temps, ne pas mélanger « excréments en décomposition » et « déchets ménagers compostés » même si c’est parfaitement faisable, la logique va donc définitivement du côté des toilettes sèches ! Le prix de la dépollution est tel que le choix évident des toilettes sèches devrait être vite fait !

Ensuite ? Un compost varié et composé de déchets de différents types et origines n’en sera que meilleur et gagnera en qualité ! Vous aurez alors un terreau de très bonne qualité pour fertiliser votre jardin et avoir un potager resplendissant. Il est également possible de le donner autour de vous !

Comment ça marche ? Tout le monde peut le faire ?

Oui, tout le monde peut s’y mettre, même en ville mais on sera tous d’accord pour dire que ce sera plus simple de le faire à la campagne, dans un coin du jardin ! Cela n’empêche que des point de collecte du compost commencent à voir le jour en ville…

Il suffit d’acheter des toilettes appropriées ou de se les faire soi-même. C’est très simple : une caisse en bois trouée, un seau, une lunette de toilette, un 2ème seau ou un compartiment pour la sciure et une louche ou équivalent et le tour est joué ! Quelques conseils :

  • Il est conseillé d’utilisé un seau un inox même si plus cher et moins facilement trouvable car il sera plus facilement nettoyable, durera plus longtemps…
  • Le seau devra être d’une contenance maximum de 40-45 litres (sinon trop lourd) et de 35 cm de hauteur max (comme des toilettes classiques)
  • Prévoir 2 seaux (l’un sèche pendant que l’autre est utilisé)
  • La sciure (plus fine mais souvent moins pratique à utiliser) ou les copeaux de bois peuvent être souvent facilement trouvés dans la scierie du coin
  • Le tout est ensuite de trouver son rythme de croisière avec les produits les plus pratiques pour vous !
Toilettes sèches : un fonctionnement ultra-simple !

Toilettes sèches : un fonctionnement ultra-simple !

Les toilettes sèches peuvent être installées n’importe où, c’est très simple, aucun raccordement à l’eau (tant pour l’évacuation que pour l’apport) n’est nécessaire ! Dans la maison ou en dehors, cela n’a rien à voir avec les toilettes sans aucun confort moderne au fond du jardin ! De plus, dans votre maison, selon les personnes que cela intéresse (et notamment les gens de passage qui peuvent être surpris et déroutés), vous pouvez tout à fait combiner les 2 systèmes, des toilettes « classiques » et des toilettes sèches ! Inutile de passer brutalement d’un système à un autre ! Toutes les idées pour développer ce système du mieux possible et le plus simplement du monde sont bonnes à prendre !

Bon à rappeler : un arrêté du 07/09/2009 stipule que les toilettes sèches sont autorisées si toutes les mesure sont prises pour éviter « qu’elles ne génèrent aucune nuisances » à la communauté (ni pollution, ni odeurs…) ! Les toilettes sèches sont donc tout à fait légales !

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