L'éconologie à la maison !

La tête à l'écologie sans se ruiner !

La maison passive et le bioclimatisme comme réponses à l’avenir énergétique mondial

La maison passive et le bioclimatisme comme réponses à l’avenir énergétique mondial

(Attention, cet article exprime un avis personnel, c’est un témoignage, il ne s’agit pas d’un conseil ou de développement technique !)

constat tout simple : nous allons droit dans le mur ! Il semble que les experts de la géopolitique tombent d’accord sur le fait que certains pays et non des moindres semblent complètement climato-sceptiques (Canada, Australie…) et d’autres comme l’Inde ne semblent pas avoir la possibilité de développer les énergies renouvelables en parallèle d’un développement économique exponentiel pourtant souhaitable. Ce n’est pas tant le fait d’être de cet avis mais que, si rien n’est fait pour la réduction de la pollution globale et notamment des gaz à effet de serre, la planète est condamnée à passer d’ici quelques années le cap de non-retour. Il ne sera alors plus possible de faire machine arrière, si tant est que ce soit encore possible ! Le dérèglement climatique sera irréversible quels que soient les efforts fournis !

Les extrêmes vont alors gagner ! De plus en plus de dérèglements climatiques, de tempêtes, de sécheresses ou de catastrophes climatiques de toutes sortes à venir, de plus en plus de chaleur et de froid, les saisons seront définitivement chamboulées…

Ce constat, chacun peut le faire à son niveau mais il est préférable que tous, nous le fassions ensemble ! La France n’est probablement pas le pays le plus exemplaire en matière de lutte contre le dérèglement climatique mais elle fait quelque chose. La question à se poser est : que peut-on faire à notre niveau ? Choisir l’écologie politique est un choix à forte résonance politique et déontologique ! Il ne s’agit pas d’inciter dans une voie ou dans une autre mais simplement de répondre à une urgence de plus en plus pressante ! Bientôt, nous n’aurons plus le choix !

Lutter contre les extrêmes météorologiques !

Le bioclimatisme permet de vivre au mieux avec son environnement, il en a déjà été parlé sur ce site. Mais il n’existe pas de solution toute faite. Chaque cas est spécifique ! C’est en tout cas a priori la meilleure solution pour bâtir une maison qui saura répondre aux extrêmes climatiques qui nous guettent. Il ne s’agit pas de bâtir la maison en paille d’un des petits cochons (même si la paille semble être une solution intéressante) ! Une maison qui répondra aux aléas climatiques sera solide et saura stocker la chaleur (la fameuse inertie thermique, complexe et dense à comprendre dans le détail mais fondamentale pour une maison pérenne) pour en faire une alliée comme elle saura empêcher le froid (isolation thermique naturelle) de rentrer dans la maison ! Chercher à faire de la chaleur ou du froid des alliés de circonstance est une bien meilleure stratégie qu’en faire des ennemis contre lesquels lutter désespérément ! Ce que nous apprend le bioclimatisme et les solutions spécifiques à une situation donnée est alors essentiel (l’utilisation de mur-trombe, de la véranda bioclimatique, comment utiliser le solaire passif…) ! Lutter ponctuellement ou durablement avec des solutions pérennes non agressives pour l’environnement, c’est possible et le bioclimatisme nous l’enseigne tous les jours. Un puits canadien ou provençal vous permettra parfaitement de lutter contre ces extrêmes : la chaleur de la géothermie vous réchauffera l’hiver et la fraîcheur de la terre améliorera votre quotidien pendant les chaudes journées d’été. Ceci combiné à une ventilation double-flux et à d’autres équipements (casquettes de toit, orientation de la maison bien pensée…)…

Le bioclimatisme a de beaux jours devant lui ! (les architectes et ingénieurs dans cette voie-là aussi)

Une lutte vers l’indépendance énergétique

De l’autre côté, il sera important de limiter les hausses de températures et un chamboulement climatique trop brutal. C’est pourquoi se tourner de plus en plus vers les énergies renouvelables et oublier la consommation d’énergies fossiles (charbon, gaz, fioul) catastrophiques pour l’evironnement et les matériaux bio-sourcés ou naturels, vers diverses technologies comme la voiture à hydrogène (et, dans une moindre mesure, la voiture électrique) par exemple permettra de satisfaire à cet objectif. La société de consommation comme elle a existé jusqu’aujourd’hui est à bout de souffle, on a beau repousser la date limite de consommation… Une relative sobriété et bon-sens humain sont-ils la voie vers laquelle aller ?

En tout cas, il est certain que les énergies fossiles ou le nucléaire sont les énergies dangereuses du XXème siècle pas du XXIème ! Cela signifie que d’autres sources d’énergies plus en accord avec notre cadre de vie sont à trouver et développer, comme le solaire thermique et photovoltaïque, l’éolien, la biomasse ou l’hydroélectricité. Parallèlement, le combat pour l’eau sera le nouveau terrain de bataille (métaphorique, on peut l’espérer) du XXIème siècle et plus…

A ces différentes interrogations, la maison passive, le bioclimatisme et l’écologie apportent des réponses concrètes et pérennes. La maison passive (je ne pense pas au label), pas forcément écologique et bioclimatique mais par défaut, utilise des méthodes qui, on peut l’imaginer, seront celles de demain. Pas de chauffage consommateur d’énergie, peu d’électricité consommée, le principe du solaire passif largement utilisé et (surtout?) une conception intelligente et spécifique en accord avec les souhaits du maître d’ouvrage et l’environnement d’un habitat complet. Si cette maison passive est un début, on pourra ensuite s’intéresser aux transports verts, aux économies de toute sorte, à une utilisation et consommation raisonnée et raisonnable de l’eau (recyclage, récupération des eaux de pluie, toilettes sèches, fin du gaspillage

Enfin, la production individuelle d’énergie électrique (via du solaire, de l’éolien de l’hydroélectrique ou même de la biomasse) est une vraie prise de conscience de son propre rôle dans le réseau global de fourniture d’énergie, de nos propres consommations et besoins. L’autoconsommation électrique est une possibilité mais devenir producteur et faire profiter la communauté de son surplus électrique gratuitement est peut-être l’étape suivante Cela constitue-t-il la limite entre les démarches personnelles et la démarche sociétale voire communautaire pour laquelle nous contribuerons tous un jour ?

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